Appels malveillants à des commissariats : Un suspect de 17 ans interpellé à Gap

ENQUETE Le jeune homme a été placé en garde à vue à Gap (Hautes-Alpes)

Thibaut Chevillard

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Un commissariat de police (illustration).
Un commissariat de police (illustration). — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA

EDIT : cet article a été remanié ce vendredi après-midi. Nous indiquions dans une précédente version qu’une mère de famille avait été interpellée dans la matinée avec ses trois enfants, ce qui était bien le cas. Depuis, une source judiciaire nous a fait savoir qu’ils avaient été arrêtés par erreur. Tous les quatre ont été relachés.

A l’autre bout du fil, des chants islamistes à la gloire de Daesh. Quelques jours après l' attaque à la préfecture de police de Paris, plusieurs commissariats d’Ile-de-France ont reçu des appels menaçants​. Ce jeudi, vers 20 heures, un suspect a été arrêté à Gap (Hautes-Alpes), apprend 20 Minutes de sources concordantes. Agé de 17 ans, le suspect a été placé en garde à vue au commissariat de la ville.

Selon nos informations, le suspect a été identifié grâce à son numéro de téléphone. Interrogé par l’AFP, le procureur de Gap, Florent Crouhy, indique que le jeune homme est déjà connu de la justice pour « des affaires de droit commun » et ne présente « aucun signe de radicalisation ». Le magistrat évoque l’hypothèse d’une « mauvaise plaisanterie ».

Menaces d’attentats au nom de Daesh

Par ailleurs, les policiers ont interpellé, dans les Hauts-de-Seine, ce vendredi, une femme et ses trois enfants adultes, apprend 20 Minutes de source proche du dossier. En effet, le commissariat de Vanves avait également reçu des appels malveillants quelques jours après qu’un agent administratif radicalisé a tué quatre collègues à la préfecture de police. La personne au bout du fil avait menacé de morts des agents.

Interrogée par 20 Mintues, une source judiciaire indique que ces quatre personnes ont été relâchées après avoir été mises en cause par erreur. La mère de famille avait contacté le commissariat jeudi soir pour une toute autre raison, sans aucune intention malveillante… L’enquête reste donc ouverte.