Seine-Saint-Denis : Levée de la garde à vue de six policiers après une interpellation violente

ENQUETE Ils étaient accusés d'être impliqués dans l'interpellation violente d'un jeune homme en août à Saint-Ouen

20 Minutes avec AFP

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Un policier. (Illustration)
Un policier. (Illustration) — V. WARTNER / 20 MINUTES

Des « actes d’investigation supplémentaires » doivent être réalisés. En attendant, la garde à vue des six policiers de Seine-Saint-Denis accusés d’être impliqués dans l'interpellation violence d'un jeune homme, début août à Saint-Ouen, a été levée, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Bobigny.

« Quelques actes d’investigation supplémentaires doivent être réalisés puis la procédure sera transmise au parquet pour évaluation », a-t-il précisé. Les six fonctionnaires sont également soupçonnés de « faux en écriture publique » et vol. Ils avaient été placés en garde à vue mardi dans les locaux de l’Inspection générale de la police nationale.

Plusieurs coups au visage

L’affaire remonte à début août. Sur des images captées par la vidéosurveillance et une vidéo amateur, on apercevait un policier en civil, de la compagnie de sécurisation et d’intervention de Seine-Saint-Denis (CSI), asséner plusieurs coups au visage d’un jeune homme.

Ce dernier, âgé de 20 ans, s’était vu prescrire trois jours d’ITT (incapacité totale de travail) et avait déposé plainte pour actes de torture contre les policiers. Dans sa plainte, consultée par l’AFP, il avait déclaré avoir « reçu des coups de pied par les fonctionnaires de police » et « plusieurs coups de pistolet à impulsion électrique (taser) sur ses organes génitaux », dans le fourgon de police qui le conduisait au commissariat de Saint-Ouen.

Visés par une deuxième enquête

Le parquet de Bobigny avait saisi l’IGPN d’une enquête pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique.

Certains des policiers soupçonnés dans cette affaire sont par ailleurs visés par une deuxième enquête, pour des faits qui se seraient déroulés le même jour, également à Saint-Ouen. Dans cette affaire, « deux témoins indiquent que des policiers de la Compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) 93 ont amené deux jeunes dans un hall pour les frapper », avait confié une source proche de l’enquête.