Gironde : Un pompier professionnel mis en examen pour viol et tentative de meurtre

FAITS DIVERS Rattrapé par son ADN, le quadragénaire a été mis en examen ce jeudi pour des affaires de viol et tentative de meurtre

E.P. avec AFP
— 
Un camion et un sapeur-pompier (illustration).
Un camion et un sapeur-pompier (illustration). — DOMINIQUE FAGET / AFP
  • Un pompier professionnel a été interpellé et mis en examen pour une tentative de meurtre et un viol.
  • L’enquête le relie, notamment par son ADN, à deux affaires non élucidées.

Un pompier quadragénaire a été mis en examen ce jeudi à Bordeaux dans le cadre de deux affaires jusqu’ici non élucidées, une tentative de meurtre et un viol sous la menace d’une arme. Après deux ans d’enquête, il a été rattrapé par son ADN a confirmé ce dimanche le parquet. Cette arrestation est le fruit d’une enquête minutieuse menée par les policiers de la Brigade de répression des atteintes aux personnes (Brap) de la sûreté. Le suspect a été placé en détention provisoire.

« Des charges sérieuses et concordantes l’impliquant » dans les faits reprochés, « nonobstant ses dénégations, ont été réunies à son encontre », a indiqué le parquet. Elles résultent « notamment tant des investigations scientifiques (recherches d’ADN) et techniques (géolocalisation de téléphones) réalisées, que des déclarations des victimes et du résultat de la perquisition de son domicile », a précisé le parquet, qui confirmait des informations du quotidien Sud Ouest.

Identifié par l’une des victimes

A chaque fois, les agressions ont été commises, par surprise, en pleine nuit. Le 1er juin 2017, une jeune femme est attaquée par-derrière par un homme qui la menace avec un couteau et tente de serrer un lacet autour de son cou. Dans sa fuite, l’agresseur a abandonné la cordelette, un indice qui ne permet pas d’identifier dans l’immédiat un suspect mais qui s’avérera précieux.

Six mois plus tard, le 2 décembre, une autre jeune femme est agressée, par un homme qui lui impose une fellation sous la menace d’un couteau avant de disparaître. Un suspect est arrêté puis relâché, les prélèvements biologiques effectués sur la victime n’ayant pas de correspondance avec ceux réalisés sur l’agresseur présumé.

L’enquête établit ensuite que l’ADN du violeur du 2 décembre est identique à celui de l’agresseur du 1er juin, selon une source proche du dossier. Les policiers concentrent alors leurs recherches sur plusieurs hommes qui auraient pu se trouver sur les lieux des agressions. Un test ADN effectué sur l’un d’eux, un pompier, inconnu de la justice, présente le profil biologique des deux agresseurs. L’une des victimes l’a formellement identifié et, en perquisition, les policiers ont saisi l’écharpe de la victime du viol.

L’enquête, dirigée par un juge d’instruction, va désormais s’attacher à explorer la personnalité du pompier.