Grenoble : Depuis sa cellule, il passe plus de 3000 coups de fil malveillants à son ex en quelques semaines

HARCELEMENT Ce détenu de 30 ans, en prison pour avoir menacé de mort son ex, a été jugé et condamné à Grenoble pour ces appels passés depuis sa cellule

E.F.

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Une cellule de prison. Illustration.
Une cellule de prison. Illustration. — Damien Meyer / AFP

De sa cellule, où il purgeait une peine pour avoir harcelé et menacé de mort son ex, il a récidivé. En fin de semaine dernière, un homme de 30 ans, incarcéré à la prison de Varces (Isère), a été condamné à huit mois de prison ferme devant le tribunal correctionnel de Grenoble pour une série d’appels malveillants à la mère de ses enfants.

Des coups de fil passés depuis la maison d’arrêt. Selon Le Dauphiné qui rapporte cette affaire, l’homme aurait ainsi appelé plus de 3.000 fois la jeune femme entre fin mai et début août, avec trois téléphones découverts cachés dans sa cellule lors d’une fouille.

De multiples antécédents

Les appels ont commencé peu après l’arrivée en prison de ce père de famille, condamné à un an de prison ferme au printemps pour « outrages, menaces de mort, appels téléphoniques malveillants, non-respect d’une interdiction imposée par une ordonnance de protection » après s’en être pris à son ex-compagne. La victime avait vite reconnu la voix du père de ses enfants, lui reprochant d’être responsable de sa détention, et avait fini par alerter les autorités.

A la barre, le détenu, connu de la justice pour des multiples faits de menaces, outrages et violences, a reconnu les appels en expliquant vouloir des nouvelles de ses enfants. Un argument qui n’a pas suffi à lui éviter une nouvelle condamnation.