Jura : Une seule adolescente encore hospitalisée après l’intoxication d’une quinzaine de collégiens

SANTE Le pronostic vital de cette adolescente de 14 ans, transportée par hélicoptère à l’hôpital de Besançon, « n’est plus engagé, elle se trouve dans un état stationnaire »

20 Minutes avec AFP

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Il faut faire le 18 ou le 112 pour avoir les pompières et pompiers au téléphone.
Il faut faire le 18 ou le 112 pour avoir les pompières et pompiers au téléphone. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Au lendemain de l’intoxication brutale et massive qui a frappé un groupe d’élèves lors d’une épreuve de cross à Morbier ( Jura), une seule collégienne est encore hospitalisée, ce vendredi, et se trouve « dans un état stationnaire », a indiqué la préfecture du Jura.

« Sur les seize victimes (de l’intoxication), cinq collégiens avaient été hospitalisés hier et, ce matin, un seul, une jeune fille, l’est toujours », a déclaré Jean-François Bauvois, directeur de cabinet du préfet du Jura.

« Pour l’instant, aucune piste n’est privilégiée ni écartée »

Transportée par hélicoptère à l’hôpital de Besançon, le pronostic vital de cette adolescente de 14 ans « n’est plus engagé, elle se trouve dans un état stationnaire », a-t-il ajouté, précisant que les autres collégiens avaient pu regagner leur domicile. « Pour l’instant, aucune piste n’est privilégiée ni écartée », a indiqué pour sa part Lionel Pascal, le procureur de la République de Lons-le-Saunier.

« S’agit-il d’une intoxication volontaire ou accidentelle ? C’est à l’enquête de le déterminer », a-t-il souligné. « Toutes les analyses déjà réalisées dans un cadre administratif et sanitaire, comme celle de l’eau, se sont révélées négatives. Les premières analyses faites sur les jeunes filles hospitalisées n’ont rien révélé. Restent les analyses judiciaires qui seront beaucoup plus poussées », a complété le magistrat.

L’hypothèse de l’eau potable écartée

« Nous ne privilégions aucune piste et aucune ne se dessine », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « La difficulté est que l’on ne sait pas ce que l’on cherche et que nous devons donc faire une batterie d’analyses ». Interrogé sur les causes de l’intoxication, le directeur de cabinet du préfet a confirmé que l’eau potable avait été mise hors de cause dès jeudi.

Pour la rentrée des élèves vendredi matin, « le recteur et le directeur des services académiques étaient présents auprès des collégiens, de l’équipe pédagogique et des parents avec une cellule de soutien psychologique composée de médecins, d’infirmiers et d’assistantes sociales », a-t-il ajouté.