Gironde : Trois mises en examen dans une affaire de trafic de médicament

PILLULE Le laboratoire girondin est accusé d’avoir prescrit des médicaments non autorisés

20 Minutes avec AFP

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Un laboratoire médical. (illustration)
Un laboratoire médical. (illustration) — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Trois personnes soupçonnées de trafic international de médicaments non autorisés ont été interpellées mercredi en Gironde et mises en examen vendredi, a-t-on appris auprès de la Gendarmerie nationale. Après six mois d’enquête, la section de recherche de Bordeaux a procédé à l’interpellation du PDG d’un laboratoire pharmaceutique, de son directeur scientifique, un médecin interdit d’exercer son métier, et de sa femme, a précisé la gendarmerie dans un communiqué.

Ce laboratoire girondin, dont le nom et l’implantation n’ont pas été divulgués, est soupçonné « sous couvert de ses recherches », d’avoir « prescrit des médicaments non autorisés sur le marché » à des « patients atteints de maladie neurodégénératives » par le biais « d’une officine italienne », a expliqué la gendarmerie.

Une centaine de patients concernés

Au total, selon les enquêteurs, « plusieurs centaines de patients français et étrangers se sont tournés vers le médecin radié et suivaient un traitement leur coûtant environ 400 euros par mois ». Une association locale, dont la femme du PDG du laboratoire incriminé était la gestionnaire, est impliquée dans ce dossier, selon la même source.

Les trois personnes ont été mises en examen par un juge d’instruction parisien notamment pour « fabrication et distribution de substances actives à usage pharmaceutique sans autorisation », « commercialisation ou distribution de médicaments non autorisés aggravée par le risque grave pour la santé humaine en bande organisée », « exercice illégale de la médecine », « exercice illégal de la pharmacie », « exercice illégal des fonctions de biologiste médical » et « pratique commerciale trompeuse », a-t-on appris de source judiciaire. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire.

L’enquête se poursuit avec l’exploitaton des éléments recueillis lors des perquisitions effectuées aux domiciles des gardés à vue, dans le laboratoire et les locaux de l’association, a ajouté la gendarmerie.

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