Nancy : Six hommes ont « attaqué » vendredi soir le centre pénitentiaire

BARREAUX Vendredi soir, six hommes identifiés comme des « blacks blocks » ont tagué les murs et frappé la porte d’entrée de la prison

20 Minutes avec AFP

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Le centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville. (archives)
Le centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville. (archives) — JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Plusieurs personnes ont pris pour cible vendredi soir le centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville, frappant la porte d’entrée principale à coups de marteau et taguant des murs, a-t-on appris samedi auprès de source syndicale. L’attaque s’est déroulée vendredi vers 21h, a affirmé le secrétaire général adjoint du syndicat Ufap-Unsa Justice Grand Est, Jean-Claude Roussy, faisant état d'« au moins une dizaine d’impacts » sur la « vitre pare-balles de la porte d’entrée principale », qui n’a toutefois pas été brisée.

Le responsable syndical a également fait état de tags comme « ACAB » (« All cops are bastards », NDLR) et « feu aux prisons » sur les murs extérieurs du centre pénitentiaire ainsi que de pneus en feu et fumigènes sur le parking. « Les collègues sont inquiets de voir un établissement assailli, c’est un signe fort de s’attaquer à l’institution », a-t-il estimé. « Ce sont des personnes qui osent tout, il y a des caméras devant l’établissement ».

La vidéosurveillance à renforcer

Selon L’Est Républicain, six hommes identifiés par la police comme des « Black Blocs », ont participé à l’attaque, alors qu’une manifestation anti-nucléaire doit avoir lieu samedi après-midi à Nancy. « Il faut renforcer la vidéosurveillance pour que les gens sachent qu’ils vont se faire prendre », a préconisé Jean-Claude Roussy, soulignant qu’on « ne peut pas laisser s’installer la peur comme cela ».