Guyane : Un militaire soupçonné d’avoir tué un orpailleur placé en garde à vue

ENQUETE Le militaire français a été placé en garde à vue pour « homicide volontaire » après la mort d’un Brésilien

20 Minutes avec AFP

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Photo d'une mine d'or près de Cayenne en Guyane. (Illustration).
Photo d'une mine d'or près de Cayenne en Guyane. (Illustration). — JACK GUEZ / AFP

Un militaire français, soupçonné d’avoir tué un Brésilien qui participait à une opération d’orpaillage illégal en Guyane, a été placé en garde à vue dans la nuit de lundi à mardi, a appris l’AFP auprès du procureur de Cayenne.

Ce « militaire français des forces armées de Guyane », selon le procureur de la République Samuel Finielz, a été placé en garde à vue pour « homicide volontaire ». Les faits se sont déroulés sur la commune de Camopi (sud-est). Le parquet de Cayenne a été informé dans la nuit de lundi à mardi « d’éléments laissant à penser qu’un militaire des forces armées de Guyane aurait fait usage de son arme à feu au cours d’une opération de lutte contre l’orpaillage illégal menée sur le territoire de la commune de Camopi », a précisé le procureur dans un communiqué.

Parallèlement, plusieurs orpailleurs illégaux ont signalé à la gendarmerie « que l’un des leurs aurait été tué par arme à feu par un militaire », a-t-il ajouté. Une enquête a alors été ouverte par le parquet de Cayenne et confiée à la section de recherche de la gendarmerie nationale.

Une enquête conjointe entre la France et le Brésil

L’enquête est menée « en liaison constante » avec les autorités judiciaires et la police brésilienne. « Une demande d’entraide pénale internationale est en cours d’exécution par les autorités judiciaires brésiliennes », selon le parquet.

« Les premières investigations ont établi la réalité du décès par arme à feu d’un ressortissant brésilien sur la commune de Camopi », située à la frontière du Brésil. Le corps de la victime a été rapatrié sur la rive brésilienne, où il a fait l’objet d’une autopsie. Les différentes enquêtes « ont établi que ce décès était consécutif à un acte potentiellement criminel perpétré par un militaire de l’armée de terre ».