Béziers : Alors que les incendies se succèdent, sept bombardiers d’eau cloués au sol après un incident

SECURITE Le train d’atterrissage d’un avion se serait affaissé dimanche

N.B. avec AFP

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Un tracker (illustration)
Un tracker (illustration) — TSCHAEN/SIPA

C’est un vrai coup dur pour la sécurité civile, tandis que les incendies se succèdent dans le sud de la France. Sept avions Tracker, soit un tiers de la flotte de bombardiers d’eau, sont cloués au sol ce lundi par mesure de sécurité, après un incident au décollage dimanche à Béziers, dans l'Hérault, a indiqué à l’AFP un porte-parole.

La sécurité civile dispose encore de 15 bombardiers d’eau, 12 Canadair et trois Dash, ce qui devrait « être largement suffisant » par rapport aux menaces d’incendies prévues, a souligné le lieutenant-colonel Michaël Bernier, directeur de la communication, évoquant la possibilité de faire appel à des « moyens européens extérieurs » si la situation évoluait.

Un crash cet été

Dimanche, alors que plusieurs incendies faisaient rage dans l'Hérault, un Tracker venu se ravitailler sur le pélicandrome de Béziers a connu un grave incident au décollage. Alors qu’il était au roulage, son train d’atterrissage se serait affaissé. Cet incident est survenu un mois après le crash d’un autre Tracker, le 2 août, lors d’un important incendie à Générac, dans le Gard, dans lequel son pilote avait trouvé la mort.

« Par mesure de sécurité nous avons bloqué au sol l’ensemble de la flotte des Tracker comme nous l’avions fait en 2016 avec les Canadair », a précisé ce responsable de la sécurité civile. Une enquête sur l’avion endommagé va permettre de déterminer si l’incident est propre à l’avion ou si c’est une cause externe, comme « un trou dans la piste, qui a fait affaisser le train d’atterrissage. En fonction des résultats, nous examinerons l’ensemble de la flotte. Il faut tout de même savoir que le train d’atterrissage de ces avions est particulièrement surveillé du fait de l’activité de ces appareils. »

Les Trackers, initialement destinés aux armées, auraient dû être retirés du service en 2008. Un programme de révision technique de grande ampleur les a maintenus en activité.