Angers : Une femme de 50 ans a succombé aux coups de son concubin

FEMINICIDE Placé en garde à vue le 26 avril, le suspect a été mis en examen pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner »

20 Minutes avec AFP

— 

Illustration police.
Illustration police. — E. Frisullo / 20 Minutes

Une femme âgée de 50 ans est morte, en mars à Angers (Maine-et-Loire), sous les coups de son conjoint, a annoncé le parquet, ce vendredi, confirmant une information du quotidien régional Le Courrier de l’Ouest.

Les faits remontent au mois de mars mais, en raison de l’enquête, ils n’avaient pas fait l’objet de communication publique.

L’homme avait lui-même alerté les services de police

Le suspect, un homme âgé de 46 ans, déjà connu de la justice pour des faits de violences conjugales, n’a été confondu qu’un mois après la découverte du corps de la victime le 15 mars 2019 au domicile de celle-ci. C’est lui-même qui avait alerté les services de police, « inquiet de ne pas avoir de ses nouvelles depuis deux jours », selon le quotidien angevin.

« La mort remonterait entre vingt-quatre heures et quarante-huit heures avant la découverte du corps. Elle était dans son lit. Les examens de médecine légale ont montré qu’elle avait reçu de multiples coups », précise Carol Dugast, procureure adjointe d’Angers. « La confrontation de ces éléments médicaux et de ses déclarations, ont conduit le concubin à reconnaître les faits. Il a déclaré l’avoir frappée à coups de poing », a précisé la magistrate.

La circonstance aggravante du crime commis par conjoint retenue

Placé en garde à vue le 26 avril, le suspect a été mis en examen pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». « L’intention d’homicide n’apparaissait pas démontrée », a ajouté Carol Dugast. La circonstance aggravante du crime commis par conjoint a été retenue, quand bien même le couple vivait dans deux appartements distincts.

L’auteur risque vingt ans de réclusion criminelle. En 2018, 121 femmes ont été tuées en France par leur compagnon ou ex, soit une tous les trois jours, selon le ministère de l’Intérieur.