Bouches-du-Rhône: Un homme décède après son interpellation à Tarascon, l'IGPN saisie

ENQUÊTE Un homme a été tué par un tir de la police à Tarascon dans les Bouches-du-Rhône

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un policier et de son arme
Illustration d'un policier et de son arme — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Une enquête de l’IGPN a été ouverte sur la mort d’un trentenaire en pleine crise de démence mercredi soir à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône après son interpellation par des policiers, qui ont fait usage d’un pistolet à impulsion électrique.

Vers 21h30 mercredi, cet homme de 38 ans, totalement nu, a été vu se frappant la tête contre la porte d’une école de la ville, « victime d’une crise de démence frénétique, au point de se manger la main », a indiqué à l’AFP une source policière, confirmant une information de FranceInfo. L’homme était « déchaîné », selon Patrick Desjardins, procureur de la République.

Décédé d’un arrêt cardiaque

Ne parvenant pas à le maîtriser, les policiers ont utilisé un pistolet à impulsion électrique en « mode contact » – directement sur le corps – pour créer « une décharge électrique », a indiqué à l’AFP une autre source policière. Peu après l’arrivée des sapeurs-pompiers, à 23 h 20, alors qu’il était encore menotté, l’homme est décédé d’un arrêt cardiaque malgré les tentatives de réanimation. Une autopsie a été réalisée jeudi pour déterminer les causes du décès du trentenaire, connu pour des trafics de stupéfiants. Les résultats ne sont pas encore connus.

Une enquête administrative a été ouverte par l’IGPN sur les conditions d’utilisation du pistolet à impulsion électrique, a précisé une source policière à l’AFP. Patrick Desjardins a précisé que c’est un fonctionnaire de la police nationale qui avait utilisé son taser, « à deux reprises : à la main, et à la fesse (…). Il est important de préciser que le taser n’a pas été utilisé en position de lancement de projectile, ce qui aurait été bien plus violent, mais en mode “contact” », a indiqué le procureur.

Selon FranceInfo, le parquet de Tarascon avait aussi confié une enquête judiciaire à l’IGPN pour déterminer les causes de sa mort.