Gard : Un millier d'hectares brûlés cet été, le plus lourd bilan depuis plus de vingt ans

FEUX Le risque est toujours élevé dans le département

Jérôme Diesnis
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L'état de la végétation à Générac, après le gigantesque incendie de l'été
L'état de la végétation à Générac, après le gigantesque incendie de l'été — LODI Franck/SIPA
  • Plus d’un millier d’hectares sont partis en fumée cet été dans le Gard.
  • C’est le bilan des incendies de l’été le plus lourd depuis plus de vingt ans.
  • Mais si l’été s’achève, le risque est toujours élevé.

Cet été, les départements de l’ex-Languedoc-Roussillon ont été durement touchés par les incendies. Dans le Gard, où les  feux ont été de loin les plus virulents, pas moins de 1.015 hectares sont partis en fumée depuis le début du mois de juin, soit la quasi-totalité de la surface brûlée depuis le début de l’année (1.030 hectares).

A titre de comparaison, selon Prométhée, la banque de données qui recense les incendies dans les départements situés sur le pourtour de la Méditerranée, seuls 39 hectares de forêt avaient brûlé dans le Gard sur l’ensemble de l’année 2018, et 548 hectares en 2017. A Générac, près de Nîmes, en juillet dernier, l’incendie le plus important de l’été dans le département, les flammes ont parcouru 488 hectares.

Le risque est toujours élevé

« Pour retrouver un bilan aussi important, il faut remonter à plus de vingt ans en arrière, indique Eric Agrinier, commandant des sapeurs-pompiers du Gard. L’été fut particulièrement actif en termes d’incendies, car voilà de longues années que nous n’avions pas rencontré une telle conjugaison des facteurs de risque : une période de températures très hautes, qui a démarré très tôt, avec jusqu’à 45 ou 46°C, des épisodes venteux, ainsi qu’un taux d’humidité dans l’air au plus bas certains jours. »

Mais si les vacances s’achèvent, les sapeurs-pompiers ne lèvent pas le camp pour autant. Dans le Gard, le risque d’incendie est toujours élevé. Sur une échelle qui va de 1 à 6, il a souvent été à 5 cet été (très sévère) et est passé à 4 (sévère) aujourd’hui.

« Le risque est toujours présent, car il ne pleut pas, et aucun épisode pluvieux n’est annoncé, reprend Eric Agrinier. Seule bonne nouvelle, les nuits sont un peu plus fraîches, ce qui a fait baisser le niveau de risque. Les sapeurs-pompiers sont toujours sur la brèche, les dispositifs de prévention toujours en place. » Une importante vigilance est d’ailleurs toujours demandée à la population en matière d’emploi du feu.