Hauts-de-Seine : Un formateur de la Croix-Rouge accusé d’agressions sexuelles et de harcèlement

ENQUÊTE Un chef d'équipe de la Croix-rouge est accusé d'attouchements sexuels et de harcèlement par sept jeunes hommes, dont certains sont mineurs 

C.Po. avec AFP

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Une équipe de la Croix-Rouge (image d'illustration)
Une équipe de la Croix-Rouge (image d'illustration) — GILE MICHEL/SIPA

Côté pile, un formateur de la Croix rouge des Hauts-de-Seine, bénévole depuis une dizaine d’années, très impliqué dans sa mission. Côté face, un homme de 37 ans accusé par sept jeunes hommes, âgés de 17 à 19 ans, d’attouchements et de harcèlement par textos. L’homme a été mis en examen à la mi-juin, pour «  agressions sexuelles par personne ayant autorité », « harcèlement » et « appels téléphoniques malveillants », a-t-on appris auprès du parquet de Nanterre, confirmant une information de RTL. Il est, depuis, placé en détention provisoire.

L’affaire démarre mi-mars, lorsque quatre jeunes bénévoles se confient au directeur local de l’association, à Antony, dans les Hauts-de-Seine. Ce dernier signale alors immédiatement les faits aux services de police. Le bénévole a été « suspendu dans la journée » et un « accompagnement » a été mis en place, a indiqué à l’AFP Anne Bideau, directrice des activités bénévoles et de l’engagement à la Croix Rouge. Et de préciser : « c’est la première fois qu’on a connaissance de témoignages à son encontre », a-t-elle déclaré. En garde à vue, le bénévole a reconnu « très partiellement » les faits, a indiqué le parquet.

Dispositif d’alerte par mail et téléphone

Ce type de cas est « très rare » au sein de l’association, qui compte 60.000 bénévoles et 18.000 salariés, a affirmé Anne Bideau, qui ajoute qu’un dispositif d’alerte anonyme via mail et téléphone a été mis en place pour ceux qui ne voudraient pas témoigner auprès de leur encadrement.