Accident de saut à l’élastique dans le Calvados: La victime va porter plainte

MIRACULÉ Le sauteur se dit « encore sous le choc » après cet incident dont il est sorti indemne, mais « en colère »

20 Minutes avec agence

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Saut à l'élastique (illustration)
Saut à l'élastique (illustration) — Purestock/SIPA

Le jeune homme de 29 ans, blessé lors d’un accident de saut à l’élastique ce dimanche au viaduc de la Souleuvre ( Calvados), a annoncé son intention de porter plainte. Ce gérant d’un bar-brasserie souffre d’une entorse à la cheville et de plusieurs contusions au niveau de la tête.

La victime s’est vu prescrire huit jours d’interruption totale de travail. Encore « sous le choc » après l’incident, le jeune homme s’estime pourtant chanceux. « Je fais 63 kg. Ça aurait été quelqu’un de 90-100 kg, il se serait écrasé au fond de l’eau », a-t-il expliqué à France 3 Normandie. « Il y a quelque chose de pas normal là-dedans. »

Premier accident en vingt-neuf ans d’activité

Le jeune homme n’est « pas en colère » mais ressent « de l’incompréhension ». « L’organisation dédramatise beaucoup dans les interviews », regrette-t-il. Les organisateurs ont en effet expliqué à France Bleu Normandie que les brins de latex de l’élastique avaient dû se dégrader à cause des variations de température de cet été. Et ont surtout rappelé qu’en vingt-neuf ans et 270.000 sauts, c’est le premier accident du genre sur le viaduc.

Si la victime a décidé de porter plainte malgré l’issue heureuse de l’incident, c’est surtout pour des raisons juridiques. « Je suis un peu obligé pour me couvrir, s’il y a des séquelles par rapport à mon boulot », a-t-il expliqué à France 3 Normandie. « J’ai des responsabilités. »

« Je me suis pris le retour d’élastique dans la tête »

Ce dimanche, la victime devait faire un saut de près de 60 m. L’élastique s’est rompu alors que le jeune homme se trouvait à une vingtaine de centimètres de la rivière, dans laquelle il devait pénétrer seulement « jusqu’à la moitié du torse ».

« Je me suis pris le retour d’élastique dans la tête. C’est ça qui m’a à moitié assommé », se rappelle le gérant. « Je suis tombé au fond de l’eau et je ne me suis pas rendu compte tout de suite que l’élastique avait cédé. […] J’entendais les gens hurler. Je suis remonté à la surface, l’élastique attaché aux pieds. »