Pas-de-Calais : Un maire reloge les habitants d’une tour HLM à cause de la délinquance

MAISON Les 40 locataires de la tour subissaient des actes de « vandalisme grave »

20 Minutes avec AFP

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Une tour HLM. (illustration)
Une tour HLM. (illustration) — GILE Michel/SIPA

Le maire PCF d’Avion ( Pas-de-Calais), Jean-Marc Tellier, a pris un arrêté vendredi afin de reloger les 40 locataires d’une tour HLM visée à plusieurs reprises par des actes de « vandalismes graves », a-t-il affirmé, confirmant une information de La Voix du Nord. En raison « de la persistance des désordres qui durent maintenant depuis plus de trois mois, il y a urgence » à ce que des mesures « soient prises en vue de garantir la sécurité publique ainsi que la sécurité des locataires », de cette tour qui compte 72 logements au total répartis sur 12 étages, peut-on lire dans l’arrêté municipal.

« Les trois derniers incendies ont gravement menacé la sécurité des personnes et des biens », ajoute l’arrêté, qui précise que vendredi « un important incendie s’est de nouveau déclaré dans l’immeuble, mobilisant une fois encore de nombreux moyens de secours ». A ce jour, « nous n’avons eu à déplorer que d’importants dégâts matériels, mais les risques d’avoir à déplorer des blessés et même des décès sont trop élevés pour laisser perdurer cette situation ».

Un gardiennage sera assuré

Ainsi, « dans un délai de trente jours, tous les locataires devront être relogés par l’ensemble des bailleurs sociaux et associations œuvrant pour le logement et intervenant sur le territoire de la commune ».

En attendant l’évacuation, le bailleur social, Pas-de-Calais habitat, a été tenu de prendre des mesures, notamment celle « d’assurer un gardiennage permanent avec contrôle et limitation des accès ». Après l’incendie vendredi, « les habitants de la tour étaient terrorisés, donc aujourd’hui, beaucoup sont soulagés de pouvoir déménager, mais pour certains, qui habitent là depuis quarante ans, c’est sûr, faut avaler la pilule… on ne peut pas dire qu’ils sont contents, ils sont en colère après ce qu’ils ont vécu », a affirmé le maire.