Strasbourg : Un squat pour sans-abri et migrants visé par des tags racistes

TAGS Les bénévoles qui occupent l’ancien siège de la brasserie Grüber, à Strasbourg, ont découvert les inscriptions racistes mardi matin

Nils Wilcke

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Plus d'une centaine de sans-abris occupent l'ancien siège de la brasserie Grüber à Strasbourg.
Plus d'une centaine de sans-abris occupent l'ancien siège de la brasserie Grüber à Strasbourg. — N.W./20Minutes

« Stop l’invasion », « Virez les clandos »… Les messages haineux ont été tagués à la peinture noire sur les murs de l’ancien siège de la brasserie Grüber, dans le quartier de Koenigshoffen, à Strasbourg, occupé par une centaine de sans-abri et de migrants depuis un mois.

Ces tags, dont certains comparent les étrangers à des parasites, sont accompagnés de symboles néonazis. Ils ont été découverts par les bénévoles de l’association La roue tourne 67 mardi 20 août au petit matin, laquelle a partagé des photos du méfait sur sa page Facebook.

Plusieurs bâtiments publics et des domiciles d’élus visés

L’occupation du bâtiment est l'objet d'un bras de fer entre les associations d'aide aux sans-abri et aux migrants et la ville de Strasbourg, qui souhaite en faire une maison de services publics pour les habitants du quartier. Les bénévoles, qui font déjà des rondes de surveillance toute la nuit autour du bâtiment, ont décidé de « renforcer leur présence », selon Edson Laffaiteur, président de l’association.

Les élus du secteur, les deux conseillers départementaux Éric Elkouby et Martine Jung (PS), condamnent « fermement cet acte ignoble » et réclament une « totale fermeté dans la sanction face à ce genre de phénomène odieux » dans un communiqué envoyé à la presse. 

Des inscriptions du même genre ont été découvertes sur plusieurs bâtiments publics et sur les murs de domiciles d’élus dans tout le département du Bas-Rhin ces derniers mois.

Mercredi matin, des tags racistes revendiquant un incendie à Schiltigheim ont été trouvés sur la mairie-école de Saint-Nabor. Le maire de la commune a porté plainte dans la foulée.