Saint-Ouen: Le jeune homme interpellé porte plainte pour actes de torture

VIOLENCES Il assure avoir reçu «plusieurs coups de pistolet à impulsion électrique (taser) sur ses organes génitaux»

G. N. avec AFP

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Un véhicule de la police nationale (illustration).
Un véhicule de la police nationale (illustration). — Clément Follain / 20 Minutes

Le jeune homme interpellé vendredi à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) a porté plainte mercredi pour actes de torture contre les policiers qui ont fait usage d’un pistolet à impulsion électrique, a-t-on appris de source judiciaire confirmant une information de France 3. Dans sa plainte consultée par l’AFP, il déclare avoir « reçu des coups de pieds par les fonctionnaires de police » et « plusieurs coups de pistolet à impulsion électrique (taser) sur ses organes génitaux » dans le fourgon de police qui le conduisait au commissariat de Saint-Ouen.

Une enquête est en cours « pour chercher des éléments permettant de confirmer » les propos de ce jeune homme, a précisé une source judiciaire. Selon la Préfecture de police, « le mis en cause s’est rebellé, entraînant l’intervention de deux policiers […] ainsi que l’usage du pistolet à impulsion électrique ». Le parquet de Bobigny avait saisi vendredi l'IGPN pour des violences par une personne dépositaire de l’autorité publique.

Trois jours d’ITT pour l’interpellé

Sur des images, captées par la vidéosurveillance et une vidéo amateur, on aperçoit un policier en civil de la compagnie de sécurisation et d’intervention de Seine-Saint-Denis (CSI) asséner plusieurs coups au visage du jeune homme interpellé, selon une source proche de l’enquête. Le jeune homme âgé de 20 ans s’était vu prescrire trois jours d’ITT (incapacité totale de travail).

Il s’agissait d’une intervention de policiers en civil dans une affaire de stupéfiants, a précisé à l’AFP une source policière. Ces policiers de la CSI font l’objet par ailleurs d’une enquête dans une deuxième affaire survenue le même jour. « Deux témoins indiquent que des policiers de la Compagnie de sécurisation et d’intervention 93 ont amené deux jeunes dans un hall pour les frapper », a précisé une source proche de l’enquête. Cette même compagnie est pointée du doigt dans une tout autre affaire survenue fin mai à Saint-Ouen lors d’un contrôle d’identité qui a été filmé. L’IGPN a été saisi, a indiqué le parquet de Bobigny, confirmant une information du Parisien.