Corse: L'IGPN saisi après la perquisition chez l'ex-leader du FNLC Charles Pieri

ENQUÊTE La police des polices a été saisie après une perquisition au domicile du leader nationaliste Corse Charles Pieri, où des armes avaient été découvertes

20 Minutes avec AFP

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Charles Pieri en 2018
Charles Pieri en 2018 — PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

L'IGPN, la police des polices, a été saisie après une perquisition au domicile du leader nationaliste corse  Charles Pieri, au cours de laquelle des armes avaient été saisies selon le parquet de Bastia, une découverte remise en cause par des témoins, assure Le Monde vendredi.

Ces deux témoins avaient été requis par les enquêteurs pour assister à la perquisition quand l’ex-chef présumé du FLNC a quitté les lieux après avoir assuré qu’il devait voir un médecin, selon le quotidien.

« Des anomalies »

Mais, « pour des raisons que l’IGPN devra éclaircir », ils n’ont pas été invités à signer le procès-verbal au terme de la perquisition, l’entachant d’irrégularité, poursuit Le Monde : « Plus grave, convoqués le lendemain par les enquêteurs pour régulariser la procédure, ils ont refusé de signer le compte rendu, affirmant qu’ils n’avaient jamais vu les armes, les munitions et le gilet pare-balles mentionnés par la justice » dans un communiqué publié le 17 juillet par la procureure de Bastia Caroline Tharot.

Cette dernière n’a souhaité « ni confirmer, ni infirmer » ces informations. L’avocat de Charles Pieri, Me Luca, a indiqué qu’il avait « constaté des anomalies au moment de la perquisition, ce que j’ai versé au dossier ». Ce démenti des témoins de la perquisition pourrait permettre à Charles Pieri d’échapper à des poursuites pour détention d’armes.