Affaire Steve Maia Caniço: Un témoin accuse l’IGPN de ne pas avoir pris en compte ses déclarations

ENQUÊTE Aucun des 89 participants à la soirée techno ayant porté plainte n’a été auditionné par la police des polices dans son enquête administrative

M.Pa

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La fontaine de la place Royale, à Nantes, a été colorée en rouge sang après la découverte du corps de Steve Caniço.
La fontaine de la place Royale, à Nantes, a été colorée en rouge sang après la découverte du corps de Steve Caniço. — Lïc Venance / AFP

« Mascarade », « dissimulation »… Interrogé par Le Monde, Romain n’a pas de mots assez forts pour crier son dégoût. Selon le quotidien, le nom de ce Nantais de 33 ans figure bien dans le rapport de l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) affirmant qu’il n’y aurait « pas de lien » entre l’intervention policière le soir de la fête de la musique, à Nantes, et la disparition de Steve Maia Caniço, dont le corps a été retrouvé lundi dans la Loire.

Dans ce document, un chapitre évoque les auditions faites par la police des polices pour son enquête administrative. On y trouve ainsi les déclarations d’agents de sécurité d’une société employée par la ville de Nantes, d’agents de la protection civile mandatée par la mairie et de huit fonctionnaires de police.

Il s’est signalé auprès de l’IGPN

Mais aucun témoignage de l’un des 89 participants à la soirée techno ayant porté plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui et violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique » n’est rapporté. Pas plus que la version de Romain qui, selon le rapport, s’est pourtant signalé auprès de l’IGPN « pour se plaindre des jets de lacrymogènes de la part des forces de l’ordre ayant entraîné des chutes et autres malaises ».

La police des polices assure que ce dernier n’a pas donné suite à ses sollicitations. Un « mensonge » pour le photographe de profession. Il raconte avoir déposé plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui », le 27 juin, au commissariat central de Nantes.