Interpellation des lycéens à Mantes-la-Jolie: L'enquête de l'IGPN classée sans suite

IGPN L'interpellation de dizaine de jeunes, mains sur la tête ou menottées, avait suscité l'indignation

C.Po. avec AFP

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153 personnes, en majorité des lycéens, ont été arrêté à Mantes-la-Jolie, le 6 décembre 2018 après des heurts avec la police.
153 personnes, en majorité des lycéens, ont été arrêté à Mantes-la-Jolie, le 6 décembre 2018 après des heurts avec la police. — CAPTURE VIDEO

La vidéo avait suscité l'indignation mais les investigations n’ont finalement pas permis de relever de fautes. Huit mois après l’interpellation filmée par un policier de dizaines de jeunes à genoux, mains sur la tête ou menottées dans le dos, l’enquête préliminaire confiée à l’Inspection générale de la police (IGPN) a été classée sans suite, a-t-on appris ce vendredi auprès du parquet de Nanterre. 151 jeunes avaient été interpellés en décembre 2018 en marge d’une mobilisation lycéenne à Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines.

« Le fait de retenir les personnes interpellées en position à genoux ou assise, entravées pour certaines d’entre elles, apparaît justifié par le contexte exceptionnel de violences urbaines graves et le nombre de personnes devant être conduites dans les locaux de police, nécessitant une organisation matérielle incompressible », écrit la procureure de Nanterre, où le dossier a été dépaysé.

Des droits légaux selon l’enquête

Les plaignants « placés en garde à vue ont bénéficié des droits légaux attachés au régime de la garde à vue », souligne la procureure.

« Les violences déclarées au soutien des plaintes pour violences aggravées déposées au nom de quatre des plaignants ne sont corroborées, ni par leurs déclarations ou les observations de leurs conseils, ni par les examens médicaux des médecins légistes, ni lors de leur présentation à un magistrat dans le cadre de la prolongation de leur garde à vue », ajoute la représentante du ministère public.

« Pas de comportements déviants »

Le 6 décembre 2018, 151 jeunes âgés de 12 à 21 ans avaient été interpellés aux abords du lycée Saint-Exupéry à Mantes-la-Jolie, où des heurts se déroulaient depuis deux jours en marge de mobilisations contre les réformes du gouvernement.

Dans les jours et semaines qui ont suivi, des manifestants lycéens et « gilets jaunes » s’étaient agenouillés à travers le pays lors de manifestations, les mains derrière la nuque, en référence à cet évènement.

Une enquête administrative, ouverte dans la foulée, a établi qu’il n’y avait « pas de comportements déviants » de la part des policiers, avait annoncé en mai la patronne de l’IGPN.