Nantes: Suspecté d'avoir tagué le domicile de François de Rugy, un homme interpellé

FAITS DIVERS L'inscription «Escroc on te fera payer» avait été réalisée jeudi dernier sur la façade de l'immeuble de l'ex ministre à Orvault

20 Minutes avec AFP

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François de Rugy, ex ministre de la Transition écologique.
François de Rugy, ex ministre de la Transition écologique. — P.Emile/Sipa

L’auteur présumé du tag inscrit jeudi dernier sur le domicile de l’ex-ministre de la Transition écologique François de Rugy, à Orvault, près de Nantes, « a été interpellé », a-t-on appris ce mardi de source policière. Le profil du suspect n’a, pour l’heure, pas été divulgué.

Le tag avait été réalisé sur un mur du rez-de-chaussée de l’immeuble où François de Rugy, élu de Loire-Atlantique, loue un appartement. « De Rugy escroc on te fera payer », indiquait le message en lettres capitales rouges. Le message portait la signature « PCM », sigle du Parti communiste maoïste, accompagné d’une faucille et d’un marteau.

« Les parasites qui se goinfrent de homard »

« Les parasites comme De Rugy qui se goinfrent de homard, vivent dans le luxe et profitent de logements sociaux grâce à l’argent volé aux travailleurs doivent être dénoncés et combattus ! », avait revendiqué ce groupuscule, dans un communiqué adressé à la rédaction de Presse Océan.

« M. de Rugy s’est présenté hier après-midi [lundi] dans nos services pour déposer plainte pour ces faits », a précisé cette source policière. L’enquête est conduite par la Sûreté départementale. Cette action fait référence au train de vie reproché à l’ancien président de l’Assemblée nationale ainsi qu’au fait qu’il aurait loué un logement à vocation sociale à Orvault, ce qu’il a démenti, assurant ne pas connaître le caractère spécifique de cet appartement.

François de Rugy a démissionné mardi de ses fonctions de ministre d’Etat à la Transition écologique à la suite des réactions suscitées par les révélations les jours précédents du site d’information Mediapart. Les conclusions des enquêtes lancées par l’Assemblée et le gouvernement, sur ses dîners à l’Hôtel de Lassay et les travaux dans son logement de fonction, doivent être rendues publiques mardi.