Accident au passage à niveau dans la Marne: Environ 500 personnes rendent hommage aux quatre victimes

RASSEMBLEMENT Une assistante maternelle et trois enfants sont morts lundi lors d’une collision entre leur voiture et un TER

20 Minutes avec AFP

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Rassemblement en hommage aux quatre victimes de l'accident mortel à un passage à niveau dans la Marne.
Rassemblement en hommage aux quatre victimes de l'accident mortel à un passage à niveau dans la Marne. — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Des fleurs, des peluches et des ballons rouges en forme de cœur. Mercredi vers 19h à Avenay-Val-d’Or (Marne), quelque 500 personnes se sont rassemblées pour rendre hommage à l'assistante maternelle et aux trois enfants morts lundi dans une collision entre leur voiture et un TER à un passage à niveau.

"Un drame sans nom vient endeuiller trois familles et le village tout entier. Nous sommes ici pour manifester notre compassion, notre soutien à ces familles frappées par le malheur", a déclaré le maire Philippe Maussire, lors de ce rassemblement dans le petit parc jouxtant le passage à niveau, où une plaque commémorative portant le nom des victimes doit prochainement être installée.

Deux fillettes de 3 et 10 ans, un nourrisson de 1 an

Les quatre occupants du véhicule – la conductrice née en 1982, sa fille de 10 ans, une fillette de 3 ans et un nourrisson de 1 an qu’elle gardait – sont tous « décédés sur le coup », avait déclaré lundi soir le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette.

Et d’ajouter : « Aucun élément ne permet de savoir à cette heure pour quel motif le véhicule s’était engagé sur les voies alors que les signaux – sonore et lumineux – et le système de barriérage semblaient inviter à ne pas franchir le passage. » Le procureur a ouvert une enquête pour « homicides involontaires contre X ». En outre, il a également évoqué au conditionnel un « témoignage » faisant état d’abaissement « intempestif » de la barrière la veille du drame.

Ce passage à niveau automatique ne figurait « pas dans la liste nationale » de ceux considérés comme « sensibles » (situés par exemple à des endroits manquant de visibilité, NDLR), a de son côté indiqué le PDG de SNCF Réseau, Patrick Jeantet. L’une des deux demi-barrières a été « pliée » et « les enquêteurs diront pourquoi », a-t-il précisé.