Mayotte: Une enquête ouverte après la fausse couche d’une femme au centre de rétention

GROSSESSE Selon des sources proches de la femme sans papier, elle aurait été interpellée alors qu’elle se rendait à l’hôpital pour sa grossesse

20 Minutes avec AFP

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(Photo d'illustration) L'île de Mayotte.
(Photo d'illustration) L'île de Mayotte. — Sophie LAUTIER / AFP

Une enquête a été ouverte après la fausse couche d’une femme au centre de rétention administrative (CRA) de Mayotte, a annoncé Étienne Guillet, le directeur de cabinet du préfet du 101e département français.

Interpellée lundi par les policiers de la police aux frontières (PAF), la femme de 46 ans a fait une fausse couche le jour même à l’infirmerie du CRA, a expliqué Etienne Guillet.

Interpellée alors qu’elle se rendait à l’hôpital pour sa grossesse

Selon des sources proches de la femme sans papier, elle aurait été interpellée alors qu'elle se rendait à l'hôpital pour sa grossesse. Pour le directeur de cabinet, elle « a été interpellée dans la matinée et conduite au CRA, qui dispose de toute la logistique au niveau sanitaire ».

Selon lui, « quand elle a été interpellée à 10h et quand elle a été intégrée au CRA, elle allait bien, elle ne s’est plainte de rien ». « C’est dans l’après-midi qu’elle s’est plainte de douleurs. Elle a été conduite à l’infirmerie et là effectivement, il s’avère qu’elle a perdu les eaux », a ajouté Etienne Guillet.

La nationalité française pour les enfants nés à Mayotte

« Il y a eu le suivi médical, l’infirmière était présente, l’enquête est en cours, l’ensemble des personnes qui ont pu avoir un contact avec la dame seront auditionnées mardi ou mercredi par les enquêteurs », a-t-il insisté.

De nombreuses femmes des Comores voisines, de Madagascar et d’autres régions tentent d’entrer clandestinement à Mayotte dans l’espoir d’accoucher sur ce territoire français considéré comme l’eldorado du Canal de Mozambique, afin d’obtenir la nationalité française pour leurs enfants et des titres de séjour pour elles-mêmes. La récente loi asile immigration a introduit une limitation au droit du sol pour les enfants nés à Mayotte, en imposant une durée minimale de présence sur le territoire pour au moins un des parents.