Qualification de l'Algérie: 169 interpellations après la victoire de l'Algérie et 62 véhicules incendiés à Paris et en petite couronne

CAN Il y a eu également 202 vidéoverbalisations dressées à Paris et en petite couronne après la victoire de l'Algérie

C.Po.

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Après la victoire de l'équipe d'Algérie en demi-finale de la CAN, des supporters se sont réunis sur les Champs-Elysées.
Après la victoire de l'équipe d'Algérie en demi-finale de la CAN, des supporters se sont réunis sur les Champs-Elysées. — DOMINIQUE FAGET / AFP
  • Après les scènes de joie liées à la victoire de l’Algérie en demi-finale de la CAN, des incidents ont eu lieu à Paris et en petite couronne.
  • Sur les Champs-Elysées, les débordements ont été moins importants que jeudi dernier après le succès en quart de finale des Fennecs. Si aucun magasin n’a été pillé, des devantures ont été dégradées.

Il y a d’abord eu la liesse. Des concerts de klaxons, des cris de joie et drapeaux agités ont accompagné, dimanche soir, la qualification de l’équipe d’Algérie en finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN). Mais tard dans la nuit, la situation s’est quelque peu tendue aux abords des Champs-Elysées. Départs de feu, jets de projectiles… Selon la préfecture de police de Paris, 169 personnes ont été interpellées au cours de la nuit dans la capitale et en petite couronne que ce soit en marge des festivités du 14-Juillet ou de la victoire de l'équipe des Fennecs. Une source policière ajoute que 202 vidéoverbalisations ont été dressées sur cette même zone.

Si les débordements ont été bien moins importants que vendredi dernier, les forces de l’ordre, mobilisées en nombre pour parer à d’éventuels incidents, ont néanmoins fait usage de gaz lacrymogènes à plusieurs reprises pour disperser la foule. Aucun magasin n’a été pillé mais quelques devantures ont été dégradées. Environ 160 jets de projectiles, dont une partie contre les forces de l’ordre ou du mobilier urbain, ont été constatés, indique la préfecture de police. Soixante-deux véhicules ont été incendiés à Paris et dans les départements adjacents. Dans les rues bordant les Champs-Elysées, des scooters ont également été renversés, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Des débordements en marge du défilé militaire

Ces événements sont le dernier acte d’une journée particulièrement agitée sur la grande avenue parisienne. Après le défilé militaire, plusieurs groupes de gilets jaunes et de black blocs ont investi le haut des Champs-Elysées, formant des barricades avec des barrières métalliques, incendiant des poubelles. Des violences ont éclaté en fin de journée entre manifestants et forces de l’ordre. Au total, dans la matinée et lors des incidents de l’après-midi, 175 personnes ont été interpellées. Parmi eux, plusieurs figures des « gilets jaunes », qui ont passé plusieurs heures en garde à vue : Jérôme Rodrigues, qui a perdu son œil droit en janvier, et Maxime Nicolle, dit « Fly Rider », pour « organisation d’une manifestation illicite », et le routier Eric Drouet pour « rébellion », selon le parquet.