Lyon: Accusée d'avoir violenté une vétérinaire après la mort de son yorkshire

VIOLENCES Une vétérinaire de Pierre-Bénite, au sud de Lyon, aurait été violentée par l’une de ses clientes, folle de rage après la mort de son chien

E.F.

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La suspecte sera jugée devant le tribunal correctionnel de Lyon dans les prochains mois.
La suspecte sera jugée devant le tribunal correctionnel de Lyon dans les prochains mois. — E. Frisullo / 20 Minutes

Depuis l’agression, elle va travailler la boule au ventre. Dimanche dernier, une vétérinaire de Pierre-Bénite, au sud de Lyon, a été violentée par une de ses clientes, dont le chien venait de mourir, rapporte Le Progrès.

L’animal, un yorkshire souffrant d’une pancréatite, avait été amené à la clinique vétérinaire mi-juin. Mal en point, le chien avait été transféré à Saint-Etienne pour être opéré, transfusé et placé en soins intensifs. Malgré cette prise en charge, il n’a pas pu être sauvé.

15 jours d’ITT

Lorsque la propriétaire du chien apprend la nouvelle, elle demande à voir la dépouille de son yorkshire. Une requête habituelle. La vétérinaire de Pierre-Bénite ne se doute pas un instant de la violence dont elle va faire les frais. En voyant son animal mort, la cliente, âgée d’une trentaine d’années, serait entrée dans une rage folle, insultant la victime, l’accusant d’avoir euthanasié la bête, la menaçant de mort puis la giflant avec force, la faisant tomber au sol. La suspecte aurait alors frappé une nouvelle fois la vétérinaire de 56 ans avant de quitter le cabinet, son chien mort dans les bras.

Sous le choc, la victime se réfugie dans la boulangerie voisine, où des témoins lui viennent en aide. La police est appelée. Mais avant même que les forces de l’ordre n’arrivent, la trentenaire serait revenue à la charge, n’hésitant pas à asséner une nouvelle gifle à la vétérinaire malgré la présence d’un témoin. La victime a subi 15 jours d’ITT.

Interpellée par une patrouille de police d’Oullins, la cliente a été laissée libre à l’issue de son audition. Sans être calmée pour autant. Selon le quotidien régional, elle n’aurait pas hésité à retourner à la clinique vétérinaire dans la semaine pour proférer de nouvelles menaces de mort. La suspecte devrait être jugée dans les prochains mois devant le tribunal correctionnel de Lyon pour « violences » et menaces de mort.