Essonne: Deux lycéens condamnés à des travaux d'intérêt général pour avoir agressé leur proviseur

JUSTICE Les deux lycéens, âgés de 18 et 19 ans, s'étaient emportés en apprenant qu'ils n'avaient pas leur baccalauréat

20 Minutes avec AFP

— 

Les candidats découvrent ce matin les résultats du BAC 2019. Crédit:ALLILI MOURAD/SIPA.
Les candidats découvrent ce matin les résultats du BAC 2019. Crédit:ALLILI MOURAD/SIPA. — ALLILI MOURAD/SIPA

Les deux lycéens interpellés lundi pour avoir menacé et violenté leur proviseur à Athis-Mons, dans l'Essonne, ont été condamnés ce mercredi par le tribunal correctionnel d’Evry à des travaux d’intérêt général. Riyad B., 19 ans, connu de la justice, a été condamné à 105 heures pour avoir menacé le proviseur de ce lycée de la banlieue sud de Paris. Son camarade, Bokar L., 18 ans, a lui été condamné à 140 heures pour lui avoir assené un coup de poing.

« Dépité », « en colère »

Les faits se sont déroulés lundi en fin d’après-midi. Alors qu’ils pensent tous deux avoir réussi leurs oraux de rattrapage du baccalauréat, ils apprennent, en arrivant au lycée, qu’ils ont en réalité échoué à 0,10 point pour l’un, et 2 points pour l’autre. « Dépités », « en colère », ils cherchent alors à retrouver les membres de leur jury « pour leur demander des explications ». Mais c’est le proviseur du lycée, qui, en entendant des cris dans le hall, se précipite à leur rencontre.

Une table en verre est renversée et le proviseur, qui tente de les faire sortir de l’établissement, est menacé et frappé au visage. « Je vais te casser la gueule, je vais revenir tous les jours pour trouver l’enseignant et brûler l’établissement », a alors lancé Riyad B., selon des propos rapportés par des témoins et lus par le président. « Mes propos ont mal été interprétés », a indiqué le jeune homme lors de la comparution. « J’étais énervé, mais jamais je n’ai pensé ce que j’ai dit », s’est-il défendu depuis son box.

« J’ai pas compris quand on m’a dit que je n’avais pas le bac »

Bokar L., a nié avoir assené un coup poing au proviseur, mais a admis « l’avoir repoussé ». « J’étais dépité, a-t-il expliqué, tête baissée. Quand j’ai passé mon oral, le jury m’a mis en confiance, m’a dit que c’était très bien. J’ai pas compris quand on m’a dit que je n’avais pas le bac. »

Dans son réquisitoire, la procureure, a appelé les deux jeunes à « assumer » leurs actes. « Ce n’est pas parce qu’on est énervé que l’on peut être violent », a-t-elle dit. Elle avait demandé des peines d’emprisonnement de 6 à 8 mois avec sursis à l’encontre des deux jeunes. Si ces peines ne sont pas accomplies, elles peuvent donner lieu à trois mois d’emprisonnement.