VIDEO. Marseille: Saisie record de 2,5 millions d'euros de drogue dans une cité des quartiers Nord

FAITS DIVERS Les policiers ont démantelé un important réseau de trafic de stupéfiants à Marseille et saisi une quantité record de stupéfiants

Mathilde Ceilles

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Une importante quantité de stupéfiants a été saisie par les enquêteurs de Marseille
Une importante quantité de stupéfiants a été saisie par les enquêteurs de Marseille — Mathilde Ceilles / 20 Minutes
  • La direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône a réalisé la plus grosse saisie de stupéfiants depuis 2013 à Marseille dans la cité des Oliviers A, d’une valeur de 2,5 millions d’euros.
  • Lors d’une intervention de près de 200 policiers, gendarmes et CRS, le 2 juillet, dans cette cité des quartiers Nord, les autorités ont mis la main sur 200 kg de résine de cannabis et neuf de coke « de très belle qualité » selon Marjorie Ghizoli, cheffe de la sûreté départementale. 

La quantité est telle que l’odeur de cannabis se fait sentir jusque dans les couloirs de l’Evêché. La direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône a réalisé la plus grosse saisie de stupéfiants  depuis 2013 à Marseille  dans la cité des Oliviers A, d’une valeur de 2,5 millions d’euros.

Lors d’une intervention de près de 200 policiers, gendarmes et CRS, le 2 juillet, dans cette cité des quartiers Nord, les autorités ont mis la main sur 200 kg de résine de cannabis et neuf de coke « de très belle qualité » selon Marjorie Ghizoli, cheffe de la sûreté départemental. Les forces de l’ordre ont également saisi trois kilogrammes de pain de cannabis, six d’herbe, des montres de luxe et environ 40.000 euros en numéraire.

2.000 clients par jour

Particularité de cette saisie : les policiers sont parvenus à intercepter trois kilogrammes d’héroïne. « La vraie question qui se pose est à qui était vendue cette héroïne, s’interroge Marjorie Ghizoli. L’héroïne à Marseille a perdu du marché. »

Le réseau qui sévissait dans cette cité générait 50 à 75.000 euros de chiffres d’affaires et recevait entre 1.500 et 2.000 clients par jour. Pour démanteler cet important point stup, les forces de l’ordre ont décidé, après six mois d’enquête, de s’attaquer à la tête du réseau, en interpellant nourrices, trafiquants et fournisseurs. « Nous étions face à un vrai réseau structuré, avec des individus âgés de 20 à 30 ans très connus des services de police, des habitués des trafics », estime Marjorie Ghizoli. Au total, douze individus ont été interpellés dans la cité et ses alentours, dont trois femmes. Neuf personnes, dont une nourricière, ont été déférées, et six écroués.

De quoi « couper le robinet » de ce réseau structuré, qui sévissait dans cette cité depuis un à deux ans. Mais pour combien de temps ? « Personne n’est dupe, reconnaît Marjorie Ghizoli. On sait bien que la lutte contre le trafic de stupéfiants est un travail de longue haleine. Ici, on a déstabilisé un réseau, mais je n’ai aucune illusion, ils sont en train de se demander comment on va s’organiser. D’où l’importance d’une présence régulière de policiers sur le terrain. Mais au moins, ce travail permet de redonner une tranquillité aux gens de cette cité. »