Chambéry: Venus interpeller le conseil municipal suite au décès d'un homme, des manifestants ont été expulsés de la mairie

FAITS DIVERS Une militante a été placée en garde à vue

20 Minutes avec AFP

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Des manifestants du Droit au logement expulsés de la mairie de Chambéry (Illustration).
Des manifestants du Droit au logement expulsés de la mairie de Chambéry (Illustration). — Clément Follain / 20 Minutes

Il y a quelques jours, un homme de 52 ans est mort d’un arrêt cardiaque lors de son expulsion de son logement à Chambéry ( Savoie). Venus interpeller le conseil municipal de Chambéry, à la suite de ce décès, des militants de Droit au logement (DAL) ont été mis à la porte de la mairie par la police lundi soir. Une militante placée en garde à vue, a-t-on appris de sources concordantes.

Environ 120 personnes selon la police, entre 150 et 200 selon les manifestants, s’étaient réunies en début de soirée devant la mairie, pour protester contre l’expulsion du quinquagénaire, père de quatre enfants. La famille n’avait jamais payé pour ce logement décrit comme « insalubre, sans eau ni électricité, mais mieux que la rue » dans un communiqué par DAL.

Troisième tentative d’expulsion

La tentative d’expulsion de mercredi était la troisième en quelques semaines. Le père de famille s’est énervé, les policiers l’ont emmené menotté dans leur voiture, et il est décédé peu après. L’autopsie a révélé une « dysfonction cardiaque », mais pas « de coup ou de violence » de la part des policiers.

Le DAL, la Ligue des droits de l’Homme ou encore le NPA, ainsi que des proches du père de famille, ont observé une minute de silence devant la mairie, lundi, et pris la parole pour exiger la fin des expulsions et le relogement de la famille, qui vit depuis cinq jours dans un foyer. Les manifestants ont ensuite décidé « d’interpeller le conseil municipal », a expliqué Julien, un des militants. « On n’a pas été écoutés », a-t-il déploré, « le maire a appelé la police qui a été extrêmement violente ».

Vers 21h, quelques dizaines de manifestants s’étaient déplacées vers le commissariat pour protester contre l’interpellation d’une militante. La directrice départementale de la sécurité publique, Laetitia Philippon, a indiqué que cette personne « avait mordu » un policier et se trouvait en effet en garde à vue.