Marseille: La famille de Zineb Redouane accuse l’IGPN d’entraver l’enquête et porte plainte

PLAINTE La famille de Zineb Redouane, tuée après avoir reçu un tir de gaz lacrymogène, a déposé une nouvelle plainte pour « faux en écriture publique aggravée »

20 Minutes avec AFP

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Un manifestant rend hommage à Zineb Redouane
Un manifestant rend hommage à Zineb Redouane — Gérard Julien / AFP

La nouvelle risque d’un plus secouer encore le parquet de Marseille​. Selon une information du Parisien, la famille de Zineb Redouane a déposé plainte pour « faux en écriture publique aggravée » et accuse l’IGPN d’entraver l’enquête sur la mort de l’octogénaire.

Pour rappel, Zineb Redouane était morte à l’hôpital le 3 décembre 2018, deux jours après avoir été touchée en plein visage par une grenade alors qu’elle se trouvait au quatrième étage, à la fenêtre de son appartement. En bas de son immeuble, de violents incidents avaient éclaté après des manifestations contre l’habitat insalubre, pour le climat, et une autre des « gilets jaunes ».

Une caméra inopérante ? 

Or, selon la plainte, déposée le 5 juillet par Me Yacine Bouzrou, révélée par le Parisien, la caméra de surveillance la plus  proche de la scène du drame, le 1er décembre 2018, a été déclarée “inopérante” par les enquêteurs de l'IGPN qui ont conduit l'enquête préliminaire.  Sur les images des autres caméras, aucune identification n'est possible.

L'avocat conteste le fait que cette caméra soit inopérante au moments des faits. «La seule caméra qui n’aurait pas fonctionné le jour des faits serait donc celle qui était positionnée à proximité immédiate du lieu d’où la grenade lacrymogène a été tirée», selon la plainte.