Béziers: Un homme de 25 ans, disparu depuis 2016, découvert mort au fond d'un puits

ENQUETE Deux hommes ont été mis en examen et écroués, dans le cadre de l'enquête

N.B. avec AFP

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Illustration d'une voiture de gendarmerie, ici à Rennes.
Illustration d'une voiture de gendarmerie, ici à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

Le corps d’un Héraultais de 25 ans, disparu​ depuis 2016, a été découvert au fond d’un puits. Dans le cadre des investigations, deux hommes ont été mis en examen et écroués jeudi près de Béziers, dans l’Hérault, a indiqué le procureur, Yvon Calvet.

« Un homme a été mis en examen du chef d’assassinat et de destruction par moyen dangereux du bien d’autrui, a détaillé le magistrat. Le second est mis en examen du chef de « destruction par moyen dangereux du bien d’autrui et modification de scène de crime ». Ils ont tous les deux été placés en détention provisoire.

Disparu depuis janvier 2016

À la fin du mois de janvier 2016, une famille d’un homme de 25 ans avait signalé sa disparition inquiétante. Quelques jours plus tôt, il avait répondu à un appel téléphonique en fin de journée, et avait quitté le domicile familial de Servian. Ses proches ne l’avaient plus jamais revu. Son véhicule avait été retrouvé, plusieurs jours après, incendié sur un bord de route, à quelques kilomètres du domicile familial.

Les gendarmes de Servian, puis ceux de la section de recherche de l’Hérault, n’ont jamais interrompu l’enquête. Mardi, les suspects, âgés d’une trentaine d’années, et qui seraient des proches de la victime, ont été interpellés dans le secteur de Bélarga, dans le cadre de cette affaire. Les gendarmes de la section de recherche de Montpellier ont procédé à ces arrestations sur deux lieux simultanément.

« Sur fonds de stupéfiants »

Sur les indications d’au moins un des interpellés, mercredi, les enquêteurs avaient effectué des fouilles sur un terrain situé à l’entrée de la commune de Bélarga, où des ossements ont été découverts, selon une source proche de l’enquête.

« Pour l’heure, le principal mis en cause ne donne pas vraiment d’explications, souligne le procureur de la République. Nous sommes sur fonds de trafic de stupéfiants. » Une autopsie du cadavre, qui a séjourné dans un puits pendant plus de trois ans, va être réalisée pour connaître les causes et les circonstances exactes du décès.