Soirée de Ghosn à Versailles: Le siège de Renault perquisitionné

ENQUETE La perquisition est menée par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff)

20 Minutes avec AFP

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Carlos Ghosn a fête ses 60 ans à Versailles, en 2014.
Carlos Ghosn a fête ses 60 ans à Versailles, en 2014. — Eugene Hoshiko/AP/SIPA

Les images de la soirée avaient fait scandale. Une perquisition était en cours ce mercredi matin au siège du groupe Renault à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) dans le cadre de l’enquête qui concerne notamment le financement d’une soirée au château de Versailles, a-t-on appris de sources concordantes.

La perquisition est menée par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff) dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet de Nanterre, a indiqué une source proche du dossier confirmant une information de L’Express. « Le groupe Renault confirme qu’une perquisition de la police est en cours à son siège de Boulogne-Billancourt et qu’il collabore pleinement avec les autorités », a affirmé un porte-parole de Renault.

Une soirée à 50.000 euros

Après un signalement de Renault​ début février, le parquet de Nanterre a ouvert une enquête sur le financement de la cérémonie organisée le 8 octobre 2016 par l’ancien patron de Renault, Carlos Ghosn, poursuivi au Japon pour des soupçons de malversations financières, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Renault a découvert que l’établissement public du château de Versailles avait enregistré la location du Grand Trianon – soit une prestation évaluée à 50.000 euros – comme une contrepartie du contrat de mécénat signé entre les deux partenaires en juin 2016, avait révélé Le Figaro il y a plusieurs mois.

Or cette réception en grande pompe pour le mariage de Carlos Ghosn avec sa seconde épouse Carole était un événement privé sans aucun lien avec le mécénat de Renault. Ces découvertes ont été faites dans le cadre des investigations lancées par Renault en interne en novembre, peu après l’arrestation de son ancien patron au Japon.