«Attaque» du commissariat de Val-de-Reuil: Le maire dénonce «exagérations » et «rumeurs»

PAROLES Le syndicat de police Alliance avait dénoncé des « assauts » d’une « violence inouïe » contre le commissariat local

Rachel Garrat-Valcarcel

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Devant un commissariat (illustration).
Devant un commissariat (illustration). — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA

La mairie de Val-de-Reuil (Eure) a dénoncé samedi les « exagérations », les « rumeurs » et les « fake news » diffusées à propos de l’attaque du commissariat de la ville dans la nuit de jeudi à vendredi. « Si une situation semble explosive, c’est bien la situation sociale » du commissariat, estime la mairie, qui parle d’un incident « amplifié et utilisé pour témoigner de la grande misère de la police d’une des quatre grandes villes de l’Eure ».

« L’information est devenue en vingt-quatre heures désinformation », affirme dans un communiqué la ville dirigée par Marc-Antoine Jamet (PS). Vendredi, le syndicat Alliance a décrit dans un communiqué les « assauts » répétés et l'« agression d’une violence inouïe » menée par une trentaine d’individus « masqués et cagoulés ». La ville évoque elle « un incident limité et, hélas, devenu banal quand la chaleur de l’été amène les jeunes à rester dans la rue ».

Bilan : une vitre cassée

Selon la mairie, sept jeunes, après avoir vu un match de foot dans un café de la ville « décident de jeter, à une distance d’une vingtaine de mètres, des pétards et des mortiers d’artifice (et non des mortiers de guerre…) » vers le commissariat. Les cinq policiers présents à l’intérieur se déploient pour protéger le bâtiment puis « le groupe se disperse et revient vers 2h30 du matin plus nombreux (environ une quinzaine) âgés de 12 à 18 ans, encapuchonnés plus que cagoulés (…) pour reprendre jets de pierre et pétards », selon la ville.

Deux agents de la brigade anticriminalité (BAC) viennent alors en renfort et dispersent les jeunes sans faire usage de leur flashballs vers 3h du matin, d’après la même source. Le lendemain, lors d’une visite du maire et de la sous-préfète sur place, la numéro 2 du commissariat « croit "avoir entendu quelqu’un lui dire que quelqu’un a entendu quelqu’un dire les mots Allah Akhbar", mais, sous les regards sceptiques de ses subordonnés, n’insiste pas », est-il expliqué. « Le bilan de l’incident est d’une vitre cassée (…) L’affaire est close. La nuit suivante, il ne se passe rien », souligne la ville.

Samedi matin, le député (LR) Éric Ciotti a dénoncé dans un communiqué une « attaque islamiste » et demandé la saisine du parquet national antiterroriste. « J’appelle à des sanctions exemplaires à l’encontre des barbares qui attaquent la République. L’État doit se montrer implacable face aux islamistes qui mènent une guérilla contre la France », a-t-il ajouté.