Aisne: Blocage de la prison de Laon après l'agression d'une infirmière par un détenu

FAITS DIVERS Les surveillants ont procédé au blocage du centre pénitentiaire de Laon pour protester contre l’agression d’une infirmière, deux jours plus tôt

G.D. avec AFP

— 

Illustration d'une prison
Illustration d'une prison — NICOLAS MESSYASZ/SIPA
  • Samedi, une infirmière de la prison de Laon a été agressée par un détenu.
  • Lundi, les surveillants du centre pénitentiaire ont bloqué l’établissement, empêchant les intervenants extérieurs d’entrer.
  • Le détenu, qui n’était pas connu pour être violent, a écopé de trois ans de prison supplémentaires en comparution immédiate.

Ils protestaient contre l’agression d’une infirmière par un détenu, deux jours plus tôt. Des surveillants ont bloqué, lundi, les entrées de la prison de Laon, dans l’Aisne, empêchant les intervenants extérieurs d’accéder à l’établissement.

Samedi matin, peu après 9h, « un détenu s’est rendu à l’infirmerie de l’établissement et a agressé une infirmière avec un stylo à bille », avait affirmé Julien Martin, secrétaire interrégional FO. Transportée à l’hôpital, « elle était fortement choquée » et présentait des « plaies légères sur le visage » et « des traces de coups sur le corps ».

Un détenu ni radicalisé, ni particulièrement suivi

« Une infirmière a été agressée (…) Un détenu lui a tiré les cheveux et elle a reçu un coup de stylo au bras », avait confirmé de son côté la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP).

Son agresseur, un détenu de 48 ans, « n’est ni radicalisé, ni DPS [détenu particulièrement suivi], ni connu pour des faits de violence », selon la DAP.

Pour protester contre cette agression, « les surveillants du centre pénitentiaire de Laon ont bloqué la prison lundi » et « ce blocage est reconductible » mardi, a indiqué à l’AFP David Maranca, secrétaire adjoint local de l’Ufap, confirmant une information de France 3.

Condamné à trois ans de prison

« Nous n’avons laissé entrer aucun visiteur ni intervenant… Seules deux infirmières sont entrées », a-t-il ajouté, rappelant que les surveillants n’avaient pas le droit de grève.

Jugé en comparution immédiate, le détenu a été condamné lundi à trois ans de prison dont un an de sursis avec mise à l’épreuve pour « violence n’ayant pas entraîné une ITT supérieure à huit jours », a indiqué le parquet de Laon.

L’homme, incarcéré depuis septembre 2018, était « plutôt connu pour faire usage de psychotropes. C’est un profil instable mais pas violent », avait indiqué une source pénitentiaire samedi. Il pouvait espérer sortir de prison à partir de juin 2020.