Vaucluse: Un homme asperge sa femme d’essence et tente de l’immoler

VIOLENCES CONJUGALES Un homme âgé de 49 ans originaire du Vaucluse a aspergé sa femme de 47 ans d’essence samedi, avant de tenter de l’immoler. Le pronostic vital de la victime est engagé

20 Minutes avec AFP

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La gendarmerie était déjà intervenue à plusieurs reprises.
La gendarmerie était déjà intervenue à plusieurs reprises. — RAPHAEL BLOCH/SIPA
  • Un homme âgé de 49 ans domicilié dans le Vaucluse a aspergé sa femme de 47 ans d’essence à la suite d’une dispute familiale, avant de tenter de l’immoler par le feu.
  • Le pronostic vital de la victime, hospitalisée à Marseille, est toujours engagé ce dimanche.

Son pronostic vital est toujours engagé. Une femme de 47 ans était entre la vie et la mort ce dimanche à l’hôpital de la Conception à Marseille après que son compagnon l’a aspergée d’essence et a tenté de l’immoler par le feu, samedi, à Cheval-Blanc, un village situé près de Cavaillon dans le  Vaucluse.

Placé en garde à vue, l’homme, âgé de 49 ans, a été mis en examen pour tentative de meurtre par concubin et écroué, ce dimanche en fin de matinée, après avoir été déféré devant un juge d’instruction, a précisé à l’AFP la vice-procureure d’Avignon, Caroline Armand, en confirmant une information initiale du quotidien La Provence.

Déjà des interventions de la gendarmerie

Le pronostic vital de la victime, placée en coma artificiel, était toujours engagé ce dimanche en milieu de journée. Les faits ont eu lieu samedi aux premières heures de la journée, en conclusion d’une violente dispute au sein du couple, « sur fond d’alcoolisation » de l’agresseur, déjà connu pour des faits de conduite en état alcoolique.

Si l’homme a reconnu avoir aspergé sa compagne d’essence, il conteste le fait d’avoir allumé le briquet. Il y avait déjà eu des interventions de la gendarmerie auprès du couple, pour des disputes conjugales, mais aucune poursuite n’avait été engagée contre cet homme, faute de plainte de sa compagne.

Selon le décompte fait par le collectif « féminicides par compagnon ou ex » au 3 juin dernier, 61 femmes ont été assassinées depuis le début de cette année. « On était à un décès tous les trois jours, cette année on est plutôt à un tous les deux jours », s’était alarmée fin avril Gwenola Joly-Coz, présidente du tribunal de grande instance de Pontoise (Val-d’Oise), en appelant le gouvernement « à changer de réponse » face à ce phénomène.