Alpes-de-Haute-Provence: Deux «gilets jaunes» écroués pour des sabotages

JUSTICE Deux « gilets jaunes » des Alpes-de-Haute-Provence sont suspectés d’avoir sabordé des réseaux d’autoroute ou de téléphone

20 Minutes avec AFP

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Illustration de l'acte 11 des "gilets jaunes"
Illustration de l'acte 11 des "gilets jaunes" — SEBASTIEN SALOM GOMIS / AFP

Deux « gilets jaunes », âgés de 23 et 29 ans, soupçonnés d’une série de sabotages sur les réseaux d’autoroute, de téléphone ou d’énergie, ont été mis en examen et écroués mercredi.

« Sans antécédents judiciaires », les deux hommes sont soupçonnés d’avoir incendié, en février 2019, une antenne relais à Villemus (Alpes-de-Haute-Provence). Ils ont été mis en examen pour « destruction par moyen dangereux et mise en danger de la vie d’autrui », puis placés en détention provisoire. Ils encourent jusqu’à 10 ans d’emprisonnement. « Ils ont reconnu les faits a minima », a indiqué le procureur de la République de Digne-les-Bains, Stéphane Kellenberger.

L’enquête des gendarmes avait débuté le 21 décembre 2018, après un appel anonyme aux exploitants de l’autoroute A51, les menaçant de « rendre aveugle » le réseau et ses dispositifs de sécurité dans les Alpes-de-Haute-Provence. En janvier et février, le réseau de fibre optique avait été saboté à Manosque et à Corbières.