VIDEO. Tempête Miguel: Trois marins de la SNSM décédés après un chavirage au large des Sables-d'Olonne

ACCIDENT Une navette des sauveteurs SNSM a chaviré à 800m au large des Sables-d'Olonne

J.U. avec AFP

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Un canot de la SNSM (illustration).
Un canot de la SNSM (illustration). — M.Libert / Archives 20 Minutes

Alors que la tempête Miguel balaye l’Ouest de la France avec de fortes rafales de vent, un accident mortel s’est produit ce vendredi matin sur les côtes vendéennes. Selon la préfecture, une navette de l’association des sauveteurs en mer SNSM a chaviré à 800m au large des Sables d'Olonne. Sept marins étaient à son bord, trois d’entre eux ont été tués. Un « important dispositif maritime et aérien est engagé, dans conditions météo très difficiles ».

La préfecture a déclenché le plan Novi, plan d’urgence destiné à secourir un nombre important de victimes. Selon France Bleu Loire Océan, l’embarcation avait quitté le port vers 11 heures « pour aller porter assistance à un bateau de pêche en difficulté à l’approche du chenal et qui avait activé ses balises de détresse ». Des rafales de vent à plus de 100 km/h ont été recensées depuis ce matin en Vendée.

Des gens ont essayé de leur porter secours

La vedette, le SNS 061 Jack Morisseau, était sortie porter secours à un bateau de pêche en difficulté, le Carrera, dont le propriétaire est porté disparu. Selon plusieurs sources, ce pêcheur n’était pas le seul à bord. « Pour le moment on n’arrive pas à retrouver le chalutier, on pense donc qu’il a chaviré. On a retrouvé des débris et un canot de sauvetage vide », a indiqué la préfecture maritime à l’AFP.

« Le canot de la SNSM a été engagé par le Cross (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage, ndlr) Etel » pour essayer de « l’aider à rentrer au port », a-t-elle précisé, expliquant que les victimes étaient restées « coincées à l’intérieur du canot ».

Un sauveteur de la SNSM, contacté par l’AFP, a affirmé qu’il s’agissait d’un canot « tous temps », des bateaux « auto-redressables ». « Les canots tous temps, logiquement, (…) se redressent automatiquement. Là, le problème c’est que les conditions étaient plus que mauvaises, dangereuses même », a déploré Jean-Jacques Le Lann, président de la SNSM de Portsall (Finistère). Selon la préfecture, huit personnes « présentes sur le rivage ont spontanément tenté de porter secours » aux sauveteurs.