Fillette tombée dans le Rhin près de Strasbourg: «La végétation importante sur les berges rend les recherches difficiles»

RECHERCHE Après plus de quatre jours de recherches, la fillette de 4 ans tombée dans le Rhin lors du chavirage d’un bateau pneumatique à Gerstheim reste introuvable

Gilles Varela

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Gendarmes Français et policiers Allemands à la recherche de la fillette de 4 ans tombée dans le Rhin, le 31 mai 2019. (FREDERICK FLORIN / AFP)
Gendarmes Français et policiers Allemands à la recherche de la fillette de 4 ans tombée dans le Rhin, le 31 mai 2019. (FREDERICK FLORIN / AFP) — AFP
  • La fillette de 4 ans tombée à l'eau lors du chavirage d’un bateau pneumatique sur un bras du Rhin près de Strasbourg reste introuvable.
  • Les recherches se concentrent en aval des deux déversoirs, au sud du lieu de l’accident.
  • Elles sont rendues difficiles notamment à cause de la végétation importante sur les berges.
  • La brigade de la compagnie fluviale de la Gendarmerie du Rhin, une unité franco-allemande, s’est appuyée sur un hélicoptère de la gendarmerie nationale. En vain.

Voilà déjà plus de quatre jours que la fillette de 4 ans reste introuvable. L’enfant a disparu jeudi sur un bras du Rhin, à Gerstheim (au sud de Strasbourg) dans l’accident d’une embarcation gonflable, dont le bilan est pour l’instant de trois morts.

Ce lundi, la brigade fluviale de la compagnie fluviale de la Gendarmerie du Rhin, une unité franco-allemande, s’est appuyée sur un hélicoptère de la gendarmerie nationale. En vain. Les recherches ont été interrompues en raison des mauvaises conditions météo.

Manque de visibilité

Les recherches étaient concentrées en aval des deux déversoirs au Sud de Strasbourg, en aval donc du lieu de l’accident. « Les recherches se sont poursuivies notamment le long des berges, des deux côtés du Rhin, mais il y a beaucoup de végétation et cela rend les recherches difficiles », explique à 20 Minutes la préfecture du Bas-Rhin.

Le manque de visibilité dû à cette végétation explique aussi pourquoi l’utilisation d’un drone samedi, n’a pas été probante. « Les plongeurs sont obligés de fouiller méticuleusement eux-mêmes toutes les berges. »

Un dispositif adapté

S’« il y a très peu d’espoirs de retrouver la fillette vivante », confiait déjà vendredi la maire de Gerstheim, Laurence Muller-Bronn, les recherches vont se poursuivre « jusqu’à ce que le corps, à condition qu’il soit effectivement sous l’eau, soit retrouvé, assure la préfecture. Mais le dispositif déployé évolue et change, s’adapte. Il n’y a plus les quatre embarcations comme au début de l’opération, mais deux, cela dépend des besoins pour les recherches. »

Autre facteur important pour les recherches, la météo : il est bien connu qu’à cette époque de l’année, « avec la chaleur, les corps remontent à la surface », rappelle malheureusement la préfecture… En attendant, les éclusiers ont également été prévenus, afin « de rester attentifs à toute anomalie » qui pourrait survenir, et de rester vigilants.

Pour rappel, deux adultes et une fillette de six ans ont perdu la vie lors de ce tragique accident qui s’est produit dans une zone interdite à la navigation au sud de Strasbourg.