Polynésie: Plus de 400 kg de cocaïne saisis sur un voilier, quatre homme interpellés

TRAFIC Placés en garde à vue, les quatre trafiquants présumés risquent 30 ans de prison et 7,5 millions d’euros d’amende 

20 Minutes avec agences

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Les gendarmes ont saisi 
436 kg de cocaïne sur un voilier en Polynésie française, mercredi 29 mai (illustration).
Les gendarmes ont saisi 436 kg de cocaïne sur un voilier en Polynésie française, mercredi 29 mai (illustration). — Valinco / Sipa

Les gendarmes ont saisi 436 kg de cocaïne à bord d’un voilier intercepté sur le petit atoll d’Apataki dans l’archipel des Tuamotu (Polynésie française), mercredi 29 mai. Quatre hommes de nationalité italienne et péruvienne ont également été interpellés sur ce navire qui avait appareillé du Panama.

Dans un premier temps, « l’inspection de l’embarcation a permis de déceler une cache dans l’infrastructure renfermant 341 pains et paquets de cocaïne pour un poids d’environ 341 kg », a indiqué ce samedi le procureur de la République, Hervé Leroy. Ramené ensuite à Papeete, le monocoque de 15 mètres a fait l’objet d’une nouvelle inspection plus poussée qui a permis la découverte d’autres pains, représentant un poids total de 436 kg de drogue.

La Polynésie, point de passage des narcotrafiquants

Les quatre hommes interpellés ont été placés en garde à vue. Ils encourent 30 ans de prison et 7,5 millions d’euros d’amende. « Compte tenu de la quantité de drogue saisie et de la dimension internationale de ce trafic », le dossier va être transmis à la juridiction interrégionale spécialisée de Paris, a ajouté Hervé Leroy,

Ces dernières années, les saisies de ce type sont régulières dans les eaux polynésiennes. Depuis 2016, les équipages de six voiliers transportant de la drogue ont été interpellés. « Cela confirme que la Polynésie française est parfaitement identifiée comme point de passage d’une route maritime empruntée par les narcotrafiquants à partir de l’Amérique latine en vue d’écouler la cocaïne dans les pays de la zone Pacifique, voire en Asie », a conclu le procureur de la République de Papeete.