Levallois-Perret: Isabelle Balkany est sortie de l'hôpital

FAITS DIVERS L’état d’Isabelle Balkany reste, selon son avocat, « trop fragile » pour que la première adjointe de Levallois-Perret comparaisse à son procès qui se tient à Paris depuis le 13 mai

20 Minutes avec AFP

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Patrick et Isabelle Balkany vont être jugés pendant six semaines pour des faits de fraude fiscale, de prise illégale d’intérêts et de corruption.
Patrick et Isabelle Balkany vont être jugés pendant six semaines pour des faits de fraude fiscale, de prise illégale d’intérêts et de corruption. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La première adjointe de Levallois-Perret Isabelle Balkany, hospitalisée depuis le 1er mai à la suite de sa  une tentative de suicide le 1er mai, est sortie de l’hôpital, a indiqué son avocat ce lundi. « Isabelle Balkany est sortie de l’hôpital » mais reste « trop fragile » pour comparaître à son procès à Paris, a déclaré  Pierre-Olivier Sur.

« Eu égard au climat de cette audience publique hypermédiatisée et hystérisée par les réseaux sociaux, les médecins considèrent que son état psychologique demeure trop fragile » pour qu’elle vienne à l’audience, a précisé l’avocat.

Fraude fiscale et blanchiment aggravé

Le maire LR de Levallois-Perret Patrick Balkany et son épouse sont jugés depuis le 13 mai notamment pour « fraude fiscale » et « blanchiment aggravé » de ce délit. Depuis l’hôpital, Isabelle Balkany suivait toutefois les débats du tribunal correctionnel par le biais des réseaux sociaux.

Après avoir examiné le seul délit de fraude fiscale il y a deux semaines et des faits anciens et prescrits la semaine dernière – l’argent suisse de Patrick Balkany et la construction d’une première villa antillaise, Serena, en 1989 – le tribunal entre ce lundi dans le vif des accusations de « blanchiment de fraude fiscale » avec l’examen des montages entourant la villa Pamplemousse.

Héritage familial caché en Suisse

Après avoir longtemps nié, Isabelle Balkany avait tardivement reconnu qu’elle était la véritable propriétaire de cette luxueuse propriété sise, comme Serena, à Saint-Martin, aux Antilles.

Masquée derrière un montage complexe de structures offshore, un système « caractéristique du blanchiment » selon les enquêteurs, cette villa avait été acquise en 1997 avec, selon Isabelle Balkany, un héritage familial caché en Suisse. La justice a saisi le produit de la vente de cette villa en 2015.