Isère: Un chef d'entreprise mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs, dont sa fille

VIOLENCES SEXUELLES L’homme d’une cinquantaine d’années, chef d’entreprise dans le Rhône, est accusé d’avoir agressé sexuellement plusieurs mineurs, dont sa fille qui a donné l’alerte

E.F.

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Une caserne de gendarmerie (illustration).
Une caserne de gendarmerie (illustration). — PASCAL PAVANI / AFP

Après des années de silence, elle est parvenue à confier à sa mère les agissements que lui aurait imposés son père. En fin de semaine dernière, un homme d’une cinquantaine d’années, domicilié à Pont-de-Cheruy dans le Nord-Isère et chef d’entreprise dans le Rhône, a été mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs, rapporte Le Progrès.

Sept victimes, toutes adolescentes, auraient déjà été entendues dans le cadre de cette enquête, dont sa propre fille. Cette dernière, âgée d’une vingtaine d’années, a récemment raconté à sa mère les nombreuses agressions sexuelles que lui auraient fait subir son père depuis ses 9 ans. Au fil de l’enquête, les gendarmes ont identifié d’autres jeunes victimes potentielles, qui auraient subi les mêmes agissements de la part de cet homme entre 2008 et 2016. Ces adolescentes sont des proches de la famille et des élèves d’un aéroclub de la région, où le mis en cause était pilote instructeur depuis de nombreuses années.

L’homme aurait expliqué être très tactile

L’homme, placé en garde à vue la semaine dernière, aurait nié les agressions sexuelles mais aurait reconnu être très tactile. Concernant les faits reprochés par sa fille, le quinquagénaire aurait expliqué voir voulu participer à l’éducation sexuelle de son enfant, ajoute le quotidien régional.

A l’issue de sa garde à vue, l’homme a été présenté au parquet de Vienne. Une information judiciaire a été ouverte et le suspect a été placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction d’entrer en contact avec les victimes potentielles et d’exercer une quelconque activité avec des mineurs. L’enquête va se poursuivre dans le cadre d’une commission rogatoire afin d’identifier d’autres victimes possibles. Le matériel informatique saisi chez le quinquagénaire doit également être analysé.