Aisne: Une centenaire suspectée du meurtre de sa voisine de chambre de 92 ans

FAITS DIVERS Le drame s’est déroulé dans un établissement médicalisé pour personnes âgées à Chézy-sur-Marne

M.L. avec AFP

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Illustration d'une voiture de gendarmerie.
Illustration d'une voiture de gendarmerie. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • Une femme de 92 ans a été retrouvée morte dans un établissement médicalisé de l’Aisne.
  • Sa voisine de chambre, âgée de 102 ans, est suspectée de l’avoir tuée.
  • La centenaire a été hospitalisée dans un service de psychiatrie.

Samedi, une enquête a été ouverte après le meurtre d’une nonagénaire dans une maison de retraite de l’Aisne. Suspectée de l’avoir tuée, la voisine de chambre de la victime, âgée de 102 ans, a été hospitalisée en psychiatrie, a-t-on appris, mercredi, du parquet de Soissons.

La victime, une résidente de 92 ans, a été retrouvée dans son lit, inanimée et le visage tuméfié. C’est une employée de cet établissement médicalisé, situé à Chézy-sur-Marne, dans l’Aisne, qui a fait la macabre découverte samedi, peu après minuit. L’autopsie « a conclu à un décès consécutif à une asphyxie par strangulation et à des coups portés à la tête », a indiqué dans un communiqué le procureur de Soissons, Frédéric Trinh.

Une expertise psychiatrique pour déterminer les suites à donner

« L’occupante de la chambre voisine, […] âgée de 102 ans, s’était manifestée, en grand état d’agitation auprès de l’assistante médicale à laquelle elle avait déclaré avoir ''tué quelqu’un'' », a-t-il poursuivi. Mais en raison de « son état de confusion et d’agitation » la centenaire « a été transférée au centre hospitalier de Château-Thierry puis, après examen par un expert, admise dans un établissement psychiatrique ».

Elle n’a donc « pas pu être entendue » par les enquêteurs mais « il n’y a pas d’arrêt des poursuites pour l’instant », a précisé le procureur. Une expertise psychiatrique doit être réalisée « afin de déterminer si cette dame est accessible à une sanction pénale ou irresponsable pénalement », a-t-il ajouté. Une enquête de flagrance a été ouverte pour « homicide volontaire sur une personne vulnérable en raison de son état physique » et confiée à la brigade des recherches de la gendarmerie de Château-Thierry-Nogentel.