«Gilets jaunes» en Vendée: Cinq manifestants blessés après un acte 25 tendu à La Roche-sur-Yon

MANIFESTATION Une manifestation interrégionale des «gilets jaunes» a dégénéré samedi après-midi à la Roche-sur-Yon, en Vendée

20 Minutes avec AFP

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Manifestation des "gilets jaunes" à Toulouse lors de l'acte 9, le 12 janvier 2019.
Manifestation des "gilets jaunes" à Toulouse lors de l'acte 9, le 12 janvier 2019. — F. Scheiber / SIPA
  • Quelque 500 manifestants se sont réunis samedi à la Roche-sur-Yon pour l'acte 25.
  • Cinq personnes ont été blessées et les forces de l'ordre ont procédé à une dizaine d'interpellations.

Une faible mobilisation mais une forte tension. Samedi, environ 500 personnes (selon la police) ont défilé lors de la manifestation interrégionale des « gilets jaunes » à la Roche-sur-Yon en Vendée. Bilan : cinq personnes ont été blessées lors de heurts avec les forces de l’ordre, et une dizaine d’interpellations ont été réalisées.

Selon la préfecture, 8 gardes à vue étaient d’ailleurs toujours en cours samedi soir, notamment pour « des faits de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, participation armée à une manifestation, attroupement avec armes, dissimulation du visage en manifestation, détention de stupéfiants, et pour certains il leur a été relevé la participation à une manifestation interdite ».

La manifestation a dégénéré

Les manifestants venus notamment de Nantes, Angers et la Rochelle, s’étaient donné rendez-vous devant la gare routière à 13h30, et ont battu le pavé de la cité vendéenne jusqu’à la dispersion vers 18h. La manifestation, démarrée dans le calme, s’est tendue vers 15h, donnant lieu à l’emploi de gaz lacrymogènes.

Les heurts entre manifestants et forces de l’ordre se sont poursuivis lorsque des manifestants ont bloqué le rond-point Bernard Palissy, le plus important de Vendée en termes de trafic. Et allumé un feu, rapidement éteint par les pompiers. Selon une source policière, les blessures recensées sont des plaies à la tête et un nez cassé. Une dame, qui a reçu un élément de grenade dans le dos, a été brûlée, selon plusieurs sources.

Dégradations moins importantes qu’en février

Selon les services de l’Etat de Vendée, « la forte mobilisation des forces de l’ordre (…) ainsi que les mesures d’interdiction et de contrôles mises en oeuvre ont permis de limiter les débordements, les violences et les destructions ».

La préfecture a souligné que « plusieurs dizaines de personnes (étaient) venues pour commettre des dégradations ». Les dégradations ont finalement été « beaucoup moins importantes que lors de la manifestation du 9 février dernier ». « Plusieurs incendies et tentatives d’intrusions dans des magasins ont eu lieu » dans le centre-ville et la zone commerciale. La manifestation de la Roche-sur-Yon avait été interdite dans une partie du centre-ville vendredi par arrêté du préfet, par crainte de débordements.