Marseille: Un journaliste accuse un policier d'avoir détruit son téléphone lors de la manifestation du 1er mai

MEDIA La direction du quotidien «La Marseillaise» dénonce une entrave à la liberté d’information, après ces faits survenus lors des manifestations du 1er mai

C.D.

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A Marseille, lors de l'acte 24 des gilets jaunes (Photo d'illustration).
A Marseille, lors de l'acte 24 des gilets jaunes (Photo d'illustration). — Louai Barakat/SIPA/SIPA

Un journaliste de La Marseillaise accuse un policier d’avoir jeté à terre son téléphone lors de la manifestation du 1er mai à Marseille, dénonce le quotidien. Dans une lettre adressée au préfet des Bouches-du-Rhône et au préfet de police, Jean-Marc Coppola, président du conseil de surveillance de La Marseillaise et conseiller municipal PCF, appelle à ce que « toute la lumière soit faite » sur « cet acte délibéré de la part d’un fonctionnaire, censé agir pour la tranquillité et donner l’exemple ».

Le journaliste filmait des violences, selon le quotidien

Selon le quotidien, le journaliste filmait des violences sur des « gilets jaunes » encaissant « des coups portés par des policiers casqués en tenue antiémeutes », lorsqu’un policier a frappé sa main « pour éjecter le téléphone portable ».

Comme on le voit sur une vidéo amateur, l’appareil se brise sur le coup, et les policiers s’éloignent sans aucune explication alors que le journaliste met en avant son statut professionnel. La direction du journal dénonce « une entrave à la liberté de travail, d’information et de la presse qui est une atteinte préjudiciable à la démocratie ».