La députée LREM de l'Eure Claire O'Petit.
La députée LREM de l'Eure Claire O'Petit. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

DEGRADATIONS

Eure: La permanence de la députée LREM Claire O'Petit à nouveau vandalisée

La permanence de l’élue de l’Eure à Vernon avait déjà été dégradée à coups de masse en novembre dernier

La permanence de Claire O’Petit, députée LREM de l’Eure, a été une nouvelle fois vandalisée à Vernon ( Eure), a-t-on appris jeudi. Le lieu avait déjà été pris pour cible il y a cinq mois.

« Les faits ont eu lieu entre hier en fin de soirée et aujourd’hui au petit matin. Trois impacts, liés à des jets de pierres, ont été relevés sur les vitres de la permanence. L’une d’entre elles est sortie de son logement et s’est enfoncée vers l’intérieur où une pierre a également été découverte », a expliqué le commandant Joël Bachelet, chef du commissariat de Vernon, indiquant qu'« une enquête a été ouverte pour dégradation volontaire ».

« Je suis écœurée, mais ils ne me feront pas taire »

« On a le droit de ne pas être d’accord avec moi, mais pas de se livrer à de tels actes », a déclaré à l’AFP Claire O’Petit annonçant qu’elle allait porter plainte. « Je suis écœurée, mais ils ne me feront pas taire », a-t-elle ajouté. L’élue de l’Eure a aussi expliqué que son véhicule avait été abîmé alors qu’il était garé sur une aire d’autoroute.

« Toute violence, même matérielle, notamment exercée sur des lieux symboliques, est une agression contre la République qui nous unit », a par ailleurs réagi Virginie Sené-Rouquier, sous-préfète des Andelys dans un courrier adressé à la députée.

La permanence déjà ciblée en novembre

Selon Claire O’Petit, les dégâts sont « plus importants » que la première fois. En novembre, le lieu avait en effet déjà été pris pour cible, à coups de masse cette fois-là. « Il n’y a pas eu d’interpellation en lien avec ces premières dégradations », a souligné le commandant Joël Bachelet.

Le 19 octobre dernier, par communiqué de presse, la parlementaire avait aussi expliqué avoir porté plainte après avoir reçu « des menaces de mort », la visant elle, mais aussi « des élus des partis LREM, UDI et LR ».