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FAITS DIVERSNeuf nouvelles plaintes pour pédophilie contre un coach de basket à Angers

Angers: Neuf nouvelles plaintes pour pédophilie contre un coach de basket récidiviste

FAITS DIVERSL'homme avait déjà été mis en examen début mars pour des agressions sexuelles commises sur deux mineurs
Un ballon de basket. (illustration)
Un ballon de basket. (illustration) - POUZET20MN/WPA/SIPA
David Phelippeau

D.P. avec AFP

L’affaire prend encore de l’ampleur. Neuf nouvelles plaintes ont été déposées à l’encontre d’un ex-entraîneur bénévole du club de basket de Bouchemaine (Maine-et-Loire), déjà condamné par le passé et mis en examen début mars pour des « agressions sexuelles commises sur deux mineurs ». L’homme, en détention provisoire depuis sa mise en examen, a été présenté de nouveau à un juge d’instruction lundi à la suite de ces nouvelles plaintes.

« Du fait de la médiatisation de l’affaire, les services de gendarmerie ont été contactés par les familles de dix jeunes hommes âgés de 12 à 18 ans. Les faits invoqués s’échelonnent du courant de l’année 2005 à août 2018. L’une des plaintes n’a pas pu être retenue », a précisé Yves Gambert, procureur de la République d'Angers.

Déjà condamné en 2005 pour agression sexuelle sur mineur

« Les faits ont été commis soit lors de soirées organisées chez les parents des jeunes basketteurs, soit au domicile du mis en examen, lequel a refusé de s’expliquer devant le juge », a ajouté le magistrat.

Les neuf plaintes retenues ont donné lieu à des mises en examen pour « agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans » et « agressions sexuelles sur mineurs de plus de 15 ans par personne abusant de l’autorité de sa fonction ». L’homme mis en examen, âgé de 43 ans, avait déjà été condamné en 2005 par le tribunal correctionnel de Lorient (Morbihan) pour agression sexuelle sur mineur. Un passé judiciaire qui a soulevé la polémique en Maine-et-Loire.

La colère de la maire de Bouchemaine

Véronique Maillet, maire de Bouchemaine​, commune de 6.500 habitants pour laquelle le mis en examen exerçait aussi les fonctions de coordinateur jeunesse depuis 2014, s’est insurgée contre l’effacement de sa condamnation du bulletin numéro 2 du casier judiciaire, le seul que la collectivité ait pu consulter au moment de son recrutement.

« Il est inadmissible qu’une collectivité locale comme la nôtre soit privée de ce type d’information. Ça signifie que le bulletin ne correspondait à rien et que nous n’avons pas les moyens de nous protéger », avait protesté l’élue, mi-mars, avant d’écrire aux ministres de la Justice et de la Santé. L’enquête, confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie d’Angers, se poursuit pour recenser d’éventuelles autres victimes.

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