Des blindés avaient été déployés dans les rues de Marseille le 8 décembre dernier, jour de l'agression de la jeune femme.
Des blindés avaient été déployés dans les rues de Marseille le 8 décembre dernier, jour de l'agression de la jeune femme. — GILLES BADER/SIPA

VIOLENCES POLICIERES A MARSEILLE

Marseille: Plainte déposée pour «tentative d'homicide» contre des policiers soupçonnés d'avoir fracturé le crâne d'une jeune fille

L’avocat d’une jeune fille, qui a eu le crâne fracturé après une charge de la police dans une manifestation à Marseille, a déposé plainte pour «tentative d’homicide»

Son récit, et celui des témoins, est glaçant. Une jeune fille de 19 ans a été violemment frappée par des policiers en marge de la manifestation des «  gilets jaunes », le 8 décembre dernier à Marseille. Elle a été opérée dans la foulée pour un « traumatisme cranio-facial droit par coup de matraque et embarrure frontale droite en regard avec contusion cérébrale ».

Comme le révèle Médiapart, son avocat, Brice Grazzini, a déposé plainte ce mardi contre des « personnes non dénommées, cependant identifiées comme exerçant la fonction de policier » pour « tentative d’homicide », « violences volontaires aggravées », « non-assistance à personne en danger » et « non-obstacle à la commission d’une infraction ».

Six témoignages

La jeune fille raconte avoir été touchée par un lanceur de balles de défense à la cuisse alors qu’elle venait de quitter son travail, avant de s’effondrer à terre et d’être violemment frappé à la tête à coups de pied et de matraque par des policiers. Son témoignage est corroboré par six témoins, très choqués par la violence de la scène. Sévèrement blessée, la jeune fille recommence seulement à retrouver ses capacités malgré des troubles de la mémoire.

Une semaine plus tôt, Zineb Redouane, une octogénaire, était touchée par une grenade lacrymogène lancée par les forces de l’ordre dans son appartement. Elle est décédée quelques heures plus tard au bloc opératoire.