VIDEO. Montpellier: Pendant le procès d’un «gilet jaune» ils chantent l’éloge du suicide d’une policière

«GILETS JAUNES» Réunie devant le tribunal de grande instance, une trentaine de personnes a entonné une chanson faisant référence au suicide de la capitaine de police, le 18 avril, à Montpellier

Jerome Diesnis

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Les chants ont été entonnés pendant le procès d'un "gilet jaune" devant le tribunal correctionnel de Montpellier (illustration).
Les chants ont été entonnés pendant le procès d'un "gilet jaune" devant le tribunal correctionnel de Montpellier (illustration). — J.-M. Quinet / Isopix / Sipa

Alors qu’un homme comparaissait lundi devant le tribunal correctionnel de Montpellier, des manifestants rassemblés devant le tribunal ont entonné un chant faisant l’apologie du suicide des policiers. « La capitaine, pan, pan, pan… Elle est où la capitaine ? Pan, pan, pan… Un flic suicidé est un flic à moitié pardonné », ont-ils entonné. Un chant faisant clairement référence au suicide avec son arme de service de la capitaine de police de Montpellier, le 18 avril, dans les locaux de la sûreté Départementale.

La trentaine de personnes venue le soutenir s’est ensuite rapidement dispersée. « Comment peuvent-ils mépriser à ce point la vie humaine ? Comment peuvent-ils perdre toute humanité et se comporter de la sorte, s’insurge Rémy Alonso, secrétaire départemental d’Alliance Police nationale 34. Quel respect pour la famille de la défunte, pour ses proches, ses amis et ses collègues de travail ? »

Trois ans de prison ferme pour le « gilet jaune »

Alerté, le vice-procureur de permanence s’est déplacé devant le tribunal. Une enquête a été ouverte pour outrages en réunion. Aucune arrestation n’a été effectuée sur place.

De son côté, le « gilet jaune » a été condamné à trois ans de prison ferme pour des dégradations commises en centre-ville. Chaque samedi, depuis le début de l’année, la ville est le théâtre de violences urbaines commises par des groupuscules liés à l’extrême gauche.