Bouches-du-Rhône: Un détenu avec de «lourds antécédents psychiatriques» se suicide dans sa cellule à Luynes

PRISON Un détenu de la prison de Luynes qui avait de « lourds antécédents psychiatriques » selon son avocat s’est donné la mort dans sa cellule

20 Minutes avec AFP

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La prison de Luynes
La prison de Luynes — Gérard Julien / AFP

Un détenu qui avait de « lourds antécédents psychiatriques » selon son avocat, Me Olivier Kuhn Massot, s’est suicidé par pendaison dans sa cellule de la maison d’arrêt de Luynes, près d' Aix-en-Provence.

Le détenu, âgé de 27 ans, était dans cette prison « depuis quelques mois », en attendant d’être jugé en appel. En première instance, il avait été condamné à 4 ans de prison pour extorsion de fonds avec circonstances aggravantes, selon son avocat.

« La responsabilité de l’Etat est engagée »

« Il a accompli les trois quarts de sa peine en hôpital psychiatrique », selon l’avocat. L’homme était dans l’attente d’une nouvelle expertise psychiatrique avant son second procès. « Mais l’expert n’a pas pu le voir », a dénoncé Me Kuhn Massot, le détenu étant parti à l’hôpital psychiatrique au moment de la visite et personne n’ayant pu le renseigner. De retour dans sa cellule, le jeune homme s’est pendu quelques heures plus tard.

« La situation est caricaturale », s’est indigné Me Kuhn Massot, qui juge « qu’aucune précaution n’a (vait) été apportée pour traiter le malade ». « On préfère mettre les malades en prison plutôt qu’en hôpital psychiatrique », a estimé l’avocat.

Il envisage, au nom de la famille du détenu, de porter plainte contre l’administration pénitentiaire et le ministère de la Santé, car « la responsabilité de l’Etat est engagée », a-t-il ajouté.

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