Metz: Enquête ouverte à l’université après la découverte d’échanges de messages racistes entre des étudiantes

DISCRIMINATIONS D’autres étudiants mais aussi des professeurs noirs étaient visés

Rachel Garrat-Valcarcel

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L'UNEF réclame des sanctions contre deux étudiantes autrices de messages racistes envers des camarade de promo, à l'université de Metz. (illustration)
L'UNEF réclame des sanctions contre deux étudiantes autrices de messages racistes envers des camarade de promo, à l'université de Metz. (illustration) — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Au moins, la réaction de l’Université de Lorraine n’aura pas tardé. Alertée vendredi de la diffusion sur les réseaux sociaux de captures d’écran de messages racistes d’étudiantes, l’administration de l’établissement a décidé d’ouvrir une enquête interne, d’après France Bleu. Des élèves en deuxième année de sociologie avaient créé un groupe de messages privés sur Facebook.

On y trouvait, notamment, des photos de camarades de promo ou de professeurs noirs accompagnés de commentaire profondément racistes. Par exemple, avec des émojis « singe » pour les désigner. Le tout visiblement parfois sous couvert de « second degrés ». En cause, trois étudiantes de 19 ans.

Un appel à des sanctions

L’une des victimes des commentaires racistes a témoigné au micro de France Bleu : « Ils prennent les noirs en photo, ils se moquent de nous, en nous traitant de singes. On les a traités de racistes, on ne s’est pas laissé faire. On est fiers d’être noirs. On vient chercher une bonne éducation, on va en cours et c’est pour voir ce genre de choses ! »

Depuis la fin de cette semaine, certaines et certains appellent à leur exclusion de l’université. Le syndicat étudiant Unef, classé à gauche, demande des sanctions. L’administration, qui condamne les faits, a indiqué dans un tweet que l’enquête serait instruite « dans la plus grande fermeté. »