VIDEO. «Gilets jaunes» à Strasbourg: Le préfet interdit toute manifestation dans certains secteurs

SECURITE Si l’incertitude sur l’ampleur réelle du rassemblement des « gilets jaunes » ce samedi à Strasbourg reste entière, la ville et la préfecture ont pris des dispositions

G.V.

— 

L'acte 12 des gilets jaunes a été largement suivi à Strasbourg (Bas-Rhin) ce 2 février.
L'acte 12 des gilets jaunes a été largement suivi à Strasbourg (Bas-Rhin) ce 2 février. — F. Florin / AFP.
  • Un appel à manifester des « gilets jaunes » ce samedi à Strasbourg inquiète autorités et commerçants.
  • Jean-Luc Marx, préfet du Bas-Rhin et du Grand Est, a pris un arrêté pour interdire toute manifestation samedi dans certains secteurs de la ville.

Cela fait quelques jours que commerçants, élus, autorités, riverains, s’inquiètent suite à l’appel des « gilets jaunes » à manifester ce samedi sur les réseaux sociaux. Si l’appel est national, voire international en raison de la présence du Parlement européen et du Conseil de l’Europe, les rumeurs sur la venue de black blocs d’Allemagne ou de Belgique circule et est prise très au sérieux.

Une réunion convoquée en urgence mercredi a permis aux associations de commerçants, au préfet, aux élus, de faire le point et de prendre des dispositions, malgré le peu d’informations fiables dont ils disposent et sur l’ampleur réelle du mouvement, même si finalement des manifestations sont prévues dans d’autres villes comme Rennes ou Paris.

En conséquence, par mesures préventives, certains évènements dans la ville sont annulés ou repoussés. Comme les marchés. Celui aux livres de la place Kléber ou bien encore le marché professionnel de la brocante place Broglie sont annulés. Les autres marchés devront se terminer à midi.

Manifestation interdite dans certains secteurs

Jeudi soir, Jean-Luc Marx, préfet du Bas-Rhin et du Grand Est, a pris un arrêté préfectoral. Ce dernier indique que « cette manifestation n’a pas été déclarée auprès de l’autorité préfectorale contrairement aux exigences légales en vigueur. »

Craignant des « troubles à l’ordre et à la tranquillité publique, toute manifestation est interdite ce samedi sur une partie de l’ellipse insulaire, le parvis de la gare, ainsi que les abords des institutions européennes. » Tout en rappelant que « le droit de manifester, droit fondamental protégé par la loi, doit être concilié avec les autres libertés et le respect de l’ordre public. »

La préfecture rappelle également « que les organisateurs d’une manifestation interdite sont passibles de six mois d’emprisonnement et de 7.500 euros d’amende, les participants étant quant à eux passibles d’une contravention de quatrième classe soit une amende de 135 euros. » Mais aussi que « le refus de se disperser après sommation des forces de l’ordre est également passible d’une peine d’un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende. » Ou bien encore « que le délit de dissimulation volontaire du visage dans une manifestation, puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende, permet désormais le placement en garde à vue des personnes concernées. »

Le préfet prévient encore que « l’ensemble des services de l’Etat, notamment policiers et gendarmes, seront pleinement mobilisés samedi pour garantir la sécurité des personnes et des biens. »